Volcan islandais: le retour

Le 23 mai 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Un peu plus d’un an après l’importante éruption de l'Eyjafjöll, qui avait paralysé le ciel européen plusieurs semaines durant, un nouveau volcan islandais donne de la cendre. Samedi 21 mai, vers 17h00 (heure locale), le Grímsvötn est entré en éruption. La lave de ce volcan sub-glaciaire a rapidement percé la glace et 4 heures après le début du phénomène, un panache de fumées et de cendres s’élevait à une vingtaine de kilomètres d’altitude, précisent les services météorologiques islandais.
 
L’explosion n’a pas surpris les vulcanologues islandais. Le Grímsvötn est le volcan le plus actif du pays et sa dernière colère remonte à 2004. A l’époque, se souvient le géophysicien Einar Kjartansson, de l'Institut météorologique islandais, les événements ont été courts et d'une intensité qui a décru en quelques heures.
 
Dimanche et lundi, le panache, poussé par les vents, s’est dirigé vers l’ouest et le sud-ouest de l’île, à une altitude comprise entre 10 et 15 km. Selon les modélisations réalisées par les services météo britanniques (le Met Office), le nuage pourrait atteindre le nord et l’ouest de l’Ecosse dans la nuit de lundi à mardi.
 
Des vols ont été annulés en Islande ainsi que des liaisons entre la Norvège continentale et l'archipel du Svalbard (Spitzberg) dans l'Arctique. «Aucune fermeture de l'espace aérien n'est attendue aujourd'hui et demain, à l'exception de l'espace aérien et des aéroports islandais», a indiqué Eurocontrol dans un avis publié sur son site internet. «Si les émissions volcaniques se poursuivent avec la même intensité, le nuage pourrait atteindre l'ouest de l'espace aérien français et le nord de l'Espagne jeudi», ajoute le gendarme du ciel européen. L'espace aérien islandais devrait, lui, rester fermer jusqu'à nouvel ordre.
 
Les particules véhiculées par le nuage n’ont pas encore été analysées. Il y a toutefois de fortes chances qu’elles présentent une toxicité comparable à celles rejetées l’an passé par l'Eyjafjöll. C’est-à-dire faible. A moins, bien sûr, comme l’indiquait une note de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) que leurs concentrations ne soient élevées. Auquel cas les personnes souffrant d’affections respiratoires chroniques telles que l’asthme, l’emphysème ou la bronchite devraient être mises à l’abri.


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