Volaille: l’Italie frappée par la grippe H7N7

Le 04 septembre 2013 par Romain Loury
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Le 1er foyer a été détecté dans un élevage italien de poules pondeuses
Le 1er foyer a été détecté dans un élevage italien de poules pondeuses

Quatre foyers d’influenza aviaire hautement pathogène du sous-type H7N7 sont survenus en août dans des élevages de volaille de la région d’Emilie-Romagne (nord de l’Italie), faisant craindre une extension à l’Europe.

C’est le 14 août que le premier foyer a été confirmé, dans un élevage industriel de 128.000 poules pondeuses de la commune d’Ostellato dans la province de Ferrare (région d’Emilie-Romagne). Trois autres sont apparus depuis, dans d’autres grands élevages: le deuxième à Mordano dans la province de Bologne (585.000 poules pondeuses), le troisième à Portomaggiore dans la province de Ferrare (19.580 dindes), le quatrième de nouveau à Mordano (121.705 poules pondeuses).

Selon l’Institut zooprophylactique expérimental de Vénétie (IZSVe), cette souche H7N7, initialement faiblement pathogène, aurait été transmise par des oiseaux sauvages, probablement des sarcelles d’hiver, au premier élevage, où elle a muté en souche hautement pathogène.

Des zones de protection et de surveillance

Dans une décision d’exécution publiée le 27 août, la Commission européenne fixe les mesures de restriction commerciale à appliquer, suivant en cela la directive 2005/94/CE: zones de protection dans un rayon de 3 kilomètres autour des foyers et zones de surveillance dans un rayon de 10 km, à partir desquelles aucun lot de volailles (vivantes, prêtes à pondre, poussins ou œufs à couver) ne peut être expédié.

La Commission prévoit aussi, ce qui montre sa préoccupation, la mise en place de «zones élargies», dont les élevages peuvent, sous couvert des autorités, expédier des poussins d’un jour et des œufs à couver, en aucun cas des volailles adultes. Seules conditions: prouver qu’ils n’ont pas été contact avec des produits issus des zones de protection et de surveillance, désinfecter les œufs.

Dans sa décision d’exécution, la Commission rappelle que «si l’influenza aviaire touche essentiellement les oiseaux, les humains peuvent aussi être infectés dans certaines conditions, même si le risque est généralement très faible». Il n’en est pas pour autant négligeable: lors d’une épidémie survenue aux Pays-Bas en 2003-2004, 89 victimes humaines d’un virus H7N7 ont été recensées. Bien que jugée «faiblement pathogène», cette souche a entraîné un décès, celui d'un vétérinaire mort d’une pneumonie après avoir été en contact avec un élevage infecté.



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