Voitures: l’évolution au ralenti

Le 06 octobre 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Peuvent mieux faire. Telle pourrait être la principale conclusion du panorama de l’industrie automobile, présenté mercredi 5 octobre par PricewaterhouseCooper’s (PWC). Aiguillonnés par le durcissement de la législation, les constructeurs automobiles opérant dans l’UE font d’importants efforts pour réduire les impacts environnementaux (et notamment climatiques) de leurs petits bolides. Mais cela ne sera pas suffisant pour rester en dessous des limites d’émission fixées, en 2009, par Bruxelles.
 
De 1995 à 2010, les émissions moyennes des gammes de véhicules mis en vente sur le marché européen sont passées de 186 à 140 grammes de CO2 par kilomètre, rappelle le consultant. Toutefois, dès l’an prochain, la limite devient contraignante et tombe à 130 g/CO2/km. Et il est probable que bon nombre de constructeurs ne pourront pas la respecter.
 
Pour s’en persuader, PWC a simulé l’impact du règlement européen sur le parc automobile tel qu’il existe. Conclusion: seul Toyota resterait dans les clous communautaires et aucun de ses véhicules ne serait frappé de pénalité.
 
Pour mémoire, le règlement européen (CE) n°443/2009 fixe des pénalités à chaque véhicule particulier et léger pour tout dépassement de la limite autorisée : de 5 euros dès le premier gramme de CO2 supplémentaire, 15 € pour le 2e gramme, 25 € pour le 3e gramme, 95 € pour le 4e gramme.
 
Selon la simulation de PWC, la performance moyenne des véhicules légers mis en vente en 2010 s’établit à 140 g/CO2/km.
 
Avec de telles performances, la Commission infligerait une pénalité moyenne légèrement supérieure à 1.100 € par véhicule. Avec plus de 13 millions de véhicules vendus, en 2010, cela représenterait une manne de 14,3 Md€. Toujours bon à prendre en cette période de disette fiscale.
 
Bien évidemment, la situation de chaque constructeur est spécifique. En moyenne, un véhicule vendu par Daimler Benz serait frappé de près de 2.000 € de malus, contre un peu moins de 1.800 pour les Dacia, 600 pour les… BMW, 400 pour les Renault et moins de 100 pour Peugeot.
 
PWC n’est, par ailleurs, pas très optimiste quant au développement du véhicule électrique. Au niveau mondial, le consultant estime que 1 million de véhicules électriques seront produits en 2017. Or le gouvernement français affirme toujours que 2 millions de descendantes de la Jamais contente rouleront sur les route de l’hexagone dès 2020.


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