Vibrio parahaemolyticus: peu inquiétant, mais à surveiller

Le 27 février 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Vibrio parahaemolyticus est présents dans les estuaires.
Vibrio parahaemolyticus est présents dans les estuaires.

Vibrio parahaemolyticus, responsable d’infections alimentaires liées à la consommation de fruits de mer et de poisson cru, demeure rare en France, selon un rapport publié le 19 février par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses). Présente en milieu marin et estuarien, cette bactérie compte parmi les principaux agents d’infections alimentaires en Amérique et en Asie, mais demeure rare en Europe.

Bien qu’identifiée sur plusieurs sites français, l’Anses évoque une seule épidémie à V. parahaemolyticus en France, en 2001, liée à des moules irlandaises. Hormis cela, «quelques cas sporadiques» ont été observés en France, sans qu’«aucun lien n’[ait], à ce jour, pu être établi entre la présence d’une souche pathogène dans le milieu naturel et une toxi-infection alimentaire», ajoute l’Anses.

Mais la présence de V. parahaemolyticus étant rarement recherchée en cas de gastro-entérite, «leur incidence est certainement sous-estimée». Sur saisine de la Direction générale de l’alimentation (DGAL), l’agence a essayé d’en savoir plus sur la situation française, peu documentée, de ce pathogène. Conclusion de ses travaux: «Les données ne mettent pas en évidence l’existence d’un problème de santé publique grave» dans le pays.

Selon les calculs de l’agence, 237 cas annuels d’infection pourraient survenir au cours d’une année en France. Purement théorique, ce chiffre ne repose que sur une modélisation -non sur l’observation-, avec un intervalle de confiance compris entre 8 cas et 3.071 cas. Seule certitude, le risque pourrait grimper au printemps et en été, comme tout pathogène lié aux fruits de mer, ou lorsque le produit est laissé trop longtemps hors de l’eau.

Si rien ne justifie «une surveillance pérenne», l’Anses propose un «plan de surveillance ponctuel», qui permettrait d’en savoir plus sur l’étendue de V. parahaemolyticus en France. Pour les huîtres, il faudrait ainsi se livrer à 690 analyses sur une année, en mettant l’accent sur les sites de production les plus à risque, ceux du sud de la France: Arcachon, étang de Thau, Leucate. Quant aux moules, l’Anses propose 340 analyses.



Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus