Viande de cheval: Hamon dévoile son top 5 des filières

Le 13 mars 2013 par Romain Loury
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Benoît Hamon et Stéphane Le Foll
Benoît Hamon et Stéphane Le Foll
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Outre Spanghero, 4 réseaux frauduleux de substitution de viande de bœuf par de la viande de cheval ont été identifiés en France, a annoncé mardi 12 février le ministre chargé de la consommation, Benoît Hamon, lors d’un déplacement à Strasbourg. Avec 138 prélèvements effectués à ce jour par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DCRF), les tests ADN commencent enfin à parler. Et plus seulement de Spanghero, mais de 4 autres filières, dont certaines déjà révélées.

 

Tout comme Spanghero, deux d’entre elles impliquent le trader néerlandais Draap Trading. D’un côté, l’entreprise Covi, producteur de corned-beef; de l’autre, Gel’Alpes, fournisseur de William Saurin et Panzani, qui s’était déjà signalé aux autorités. Quant aux deux autres, dont l’une impliquant l’Allemand Schypke (fournisseur de viande pour les lasagnes Davigel, du groupe Nestlé), la viande de cheval y a été «détectée en faible quantité», affirme le ministère de la consommation dans un communiqué. Dans ces 4 cas, «il n’apparaît pas que des éléments intentionnels puissent être retenus», contrairement à Spanghero. Pour le ministère, «l’essentiel des circuits [auraient] été identifiés»: seuls 2 des 40 derniers tests, deuxième série de résultats obtenus lundi soir, étaient positifs à la viande de cheval. Il s’agit là de prélèvements opérés après les retraits volontaires de produits. Ce qui fait tout de même 5% de produits touchés, autres que ceux identifiés d’emblée.

 

Objet du déplacement de Benoît Hamon à Strasbourg: prôner un renforcement de l’étiquetage auprès de commissaires et eurodéputés rassemblés pour la session plénière du Parlement européen. «Il appartient désormais à la Commission européenne de prendre ses responsabilités, en présentant un texte législatif qui réponde à l’exigence des consommateurs de disposer d’une meilleure information sur l’origine des viandes dans les plats préparés», a déclaré le ministre. Soutenue par les industriels français de la viande, la mention de l’origine de la viande sur les plats préparés est accueillie avec scepticisme du côté de Bruxelles [JDLE]. Face au scandale, plusieurs entreprises, dont la première à avoir été touchée, Findus, se sont engagées à ne plus se fournir qu’en viande bovine française (VBF).



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