Vers une évaluation harmonisée de l’exposition alimentaire

Le 07 décembre 2011 par Romain Loury
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Il faut harmoniser les méthodes d’évaluation de l’exposition alimentaire d’un pays à l’autre, afin d’obtenir des données comparables, estiment trois agences internationales dans un rapport conjoint (http://www.efsa.europa.eu/fr/efsajournal/doc/2450.pdf).

 
Base même de la sécurité alimentaire de l’alimentation, «il est essentiel de pouvoir disposer de données fiables et détaillées sur l’occurrence des substances chimiques dans les aliments (par exemple les nutriments, les résidus, les contaminants)», rappelle l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) dans un communiqué (http://www.efsa.europa.eu/fr/press/news/111124.htm?WT.mc_id=RSS&emt=1).
 
Tel est l’objet du rapport qu’elle vient de publier avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Un «document d’orientation conjoint», qui appelle à la mise en place d’une approche harmonisée, dénommée Total Diet Study (TDS), afin de pouvoir comparer les chiffres d’un pays à l’autre.
 
Première étape de leur travail, les trois agences se sont livrées à un examen (http://www.efsa.europa.eu/fr/supporting/doc/206e.pdf) des différentes études d’exposition alimentaire menées à travers le monde. Selon leur décompte, 33 pays se sont déjà livrés à de tels travaux: en France, l’enquête la plus récente a été publiée en juin dernier [1]. Selon les agences, il existe «des différences dans la manière dont ces études sont conduites, selon les préoccupations en matière de santé et selon les ressources du pays».
 
En vue d’une approche TDS harmonisée, elles proposent le grand principe suivant: «On sélectionne et on collecte les aliments représentant le régime alimentaire global d'une population. Ceux-ci sont préparés tels qu'ils sont consommés et regroupés dans des groupes alimentaires représentatifs, avant d’analyser les contaminants ou les nutriments dans les aliments. Les résultats sont ensuite combinés avec des données sur la consommation alimentaire».
 
«Ceci permet aux scientifiques de calculer la quantité de chaque substance chimique qui est consommée par une population spécifique dans le cadre de son régime général», poursuivent-elles. Cette stratégie est particulièrement adaptée «pour estimer l’exposition alimentaire chronique», beaucoup moins lorsqu’il s’agit de «détecter des produits chimiques présents uniquement localement, de manière saisonnière ou dans des aliments spécifiques».
 
Selon l’Efsa, la Commission européenne souhaite aller encore plus loin dans l’évaluation de l’exposition alimentaire. «Au cours des prochaines années», elle prévoit de lancer «un projet-pilote paneuropéen pour harmoniser la collecte des données, identifier les aliments typiques dans le régime alimentaire global et évaluer les doses de contaminants chimiques absorbés par voie alimentaire par l’intermédiaire de ces aliments».
 
[1] Dénommée EAT2 et menée sur 4 ans, cette étude de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a porté sur 20.000 produits, couvrant 90% de l’alimentation totale des adultes et des enfants. 361 substances chimiques ont été analysées (voir le JDLE http://www.journaldelenvironnement.net/article/pour-eviter-la-contamination-mangez-de-tout,23937).


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