Vers une dégradation des notes... d’EDF et d’Areva?

Le 29 novembre 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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L’accord programmatique récemment conclu entre Europe Ecologie-les Verts (EELV) et le parti socialiste va-t-il contribuer à la dégradation de la note française? Nous n’en sommes pas encore là. Mais la rentabilité des entreprises très impliquées dans l’électro-nucléaire commence à inquiéter les agences de notation.
 
Lundi 28 novembre, Standard & Poor's (S&P) a d’ailleurs indiqué, dans une note, que le volet nucléaire de l’accord PS-EELV pourrait avoir «des implications négatives significatives» sur la situation financière d’EDF et d’Areva.
 
La fermeture en 2013 des deux réacteurs de la centrale alsacienne de Fessenheim (Haut-Rhin) amputerait ainsi l'excédent brut d'exploitation (Ebitda) d'EDF de 400 millions d'euros par an, soit un peu moins de 3% de l'Ebitda attendu pour 2011, estime S&P.
S&P ne chiffre pas l'impact économique de la fermeture annoncée de 22 autres réacteurs d’ici 2025, mais relève que la «mise en place du pacte électoral dans sa forme actuelle devrait probablement éroder la compétitivité-coût d'EDF», avec une électricité de remplacement plus chère.
«Nous pensons que le remplacement de la capacité perdue de génération électrique, qu'elle soit achetée sur les marchés de gros ou produite par des nouveaux actifs plus chers, réduirait la compétitivité d'EDF par rapport à son mix de production actuel», estime l'agence.
Près de 87% de l'électricité produite par EDF en France est nucléaire, le reste relevant principalement de l'hydraulique, loin devant les autres (thermique, éolien, solaire...). L'atome civil représente environ 75% de la production hexagonale.
Standard & Poor's estime également que les paragraphes anti nucléaire de l'accord PS-EELV «devraient probablement affaiblir à long terme la position compétitive et la génération de trésorerie» d'Areva.
Le groupe nucléaire français souffrirait notamment de la baisse de la demande d'uranium par EDF, de l'abandon du projet de réacteur EPR de Penly (Seine-Maritime), de la disparition de contrats de prolongement de la durée de vie des centrales françaises, voire à plus long terme du déclin de la filière du combustible mox.
EDF et Areva sont actuellement notés AA- et BBB+ par l'agence, des notes renforcées de trois crans par le soutien financier attendu de l'Etat, actionnaire majoritaire à près de 85% des deux groupes.

 



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