Vers un traité international sur le mercure?

Le 31 octobre 2011 par Geneviève De Lacour
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Réunis du 31 octobre au 4 novembre à Nairobi (Kenya), les représentants de plus de 100 pays s’apprêtent à négocier la mise en place d’un traité international sur le mercure. Cette troisième session de négociation, (INC3, pour Intergovernmental Negociating committee) va se dérouler sous la houlette du Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue). Ayant débuté en juin 2010 à Stockholm, ces discussions pourraient aboutir, en 2013, au Japon.

Différentes ONG réclament que les gouvernements prennent des mesures contraignantes pour réduire la pollution au mercure.

Dans un communiqué publié aujourd’hui 31 octobre, le Bureau européen de l’environnement, fédération européenne qui regroupe 140 associations de l’Union européenne, mentionne que les ONG du monde entier réclament des actions fortes pour éliminer le mercure de nombreux produits ou de certains procédés industriels.

Ces organisations souhaitent réduire l’usage de ce métal très toxique en en limitant strictement le commerce et les émissions industrielles.

Elles exigent des gouvernements la mise en place de plans d’action pour réduire l’utilisation de mercure dans les petites mines d’or. Elles réclament une amélioration des capacités de gestion des déchets au mercure ainsi qu’un meilleur contrôle des sites pollués en prenant en compte la santé des populations vivant autour de ces sites. Elles demandent également que des fonds soient collectés pour venir en aide aux pays en voie de développement.

Les ONG souhaitent qu’un traité suffisamment contraignant voie le jour pour réduire l’exposition des populations les plus vulnérables.

L’association de défense des droits de l’homme Human Rights Watch a soumis, quant à elle, quelques recommandations aux gouvernements à l'approche des négociations.

Elle plaide pour un instrument international juridiquement contraignant sur le mercure, visant à protéger la santé des millions de chercheurs d'or. Selon l’association, le travail artisanal dans les mines d'or serait pratiqué dans quelque 70 pays du monde. Et les travailleurs, qui recourent à des techniques rudimentaires, utilisent du mercure pour extraire l'or du minerai, car le métal est bon marché et facile à utiliser. Les mineurs et orpailleurs sont exposés à cette substance très toxique lorsqu'ils mélangent le mercure au minerai à mains nues, et pire, brûlent l'amalgame pour récupérer l'or, inhalant les vapeurs.

«Le traité ne devrait pas seulement aborder le mercure comme une question technique environnementale, mais aussi comme un problème de droit à la santé», déclare Juliane Kippenberg, chercheure au sein de Human Rights Watch.

 
 
 


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