Vers un retour des farines animales en France?

Le 28 juillet 2010 par Sabine Casalonga
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L'Agence nationale de sécurité sanitaire alimentation-environnement-travail (Anses) et le Conseil national de l'alimentation (CNA) vont évaluer les risques liés à une réintroduction en France des farines animales, interdites depuis la crise de la vache folle.

Le 16 juillet, la Commission européenne a adopté une communication ouvrant la voie à un assouplissement des règles adoptées pour lutter contre l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) ou « maladie de la vache folle », notamment, la levée de l’interdiction des farines animales pour les non-ruminants comme les porcs, les volailles ou les poissons [voir le JDLE du 20 juillet].

Soupçonnées d'avoir contribué à la propagation de l’ESB, ces farines avaient été interdites par précaution dès 1994 pour l’alimentation des bovins, ovins et caprins. Puis en 2001, à l’ensemble des animaux destinés à l'alimentation.  En 2007, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) a rendu un avis concluant au risque négligeable « de transmission de l’ESB aux porcs nourris avec des protéines animales transformées (PAT) de volailles, et inversement », ainsi qu’au risque négligeable d'exposition pour l’homme.

L'Anses devrait être saisie dans les prochains jours par le ministère de l'Agriculture pour évaluer les dangers liés à un retour de ces farines pour nourrir porcs, volailles et poissons. De son côté, le CNA, instance consultative des ministères de l'Alimentation, de la Santé et de l'Economie, va mettre en place un groupe de travail en septembre. « Nous allons analyser les conditions nécessaires à l’acceptation d’une éventuelle réintroduction de ces farines, ainsi que les exigences ou les réserves des différents acteurs, en particulier des consommateurs », explique Alain Blogowski, secrétaire du CNA. Le rapport final du CNA est attendu fin juin 2011.

Le ministère de l’agriculture précise qu’il prendra position en s’appuyant sur ces deux avis et « qu’en aucun cas une autorisation ne sera délivrée sans la garantie de sécurité sanitaire ».

 



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