Vers un renforcement de la sûreté nucléaire en Europe

Le 24 novembre 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Alors que la polémique sur l’énergie enfle chaque jour en France, les spécialistes de la sûreté européens travaillent vite et bien. C’est du moins l’avis de la Commission européenne qui a mis en ligne, aujourd’hui jeudi 24 novembre, sa première communication sur le sujet.

«Les tests de résistance des centrales nucléaires européennes sont en bonne voie et renforceront la sûreté et la sécurité nucléaire dans l'UE», assurent les services de Günther Oettinger, le commissaire européen à l’environnement et à la sûreté nucléaire.
Les Etats membres de l'UE qui exploitent des centrales nucléaires (Allemagne, Belgique, Bulgarie, Espagne, Finlande, France, Hongrie, Pays-Bas, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Slovaquie, Slovénie, Suède), plus la Lituanie qui procède actuellement au déclassement de son dernier réacteur RBMK, participent à la campagne de stress tests. De même que la Suisse et l’Ukraine.
 
«Les tests avancent conformément au calendrier prévu, les délais ont été tenus jusqu'à présent. Les exploitants nucléaires devaient envoyer un premier rapport pour le 15 août et les autorités nationales de sûreté ont envoyé leurs rapports intermédiaires à la Commission européenne pour le 15 septembre», rappelle l’exécutif communautaire.
 
Bien que les résultats de ces audits ne soient pas attendus avant 2012, la communication estime d’ores et déjà nécessaire de renforcer certains aspects de la politique de sûreté menée dans les pays de l’UE.
 
Concrètement, les services de la Commission bûchent sur une nouvelle législation. Ce texte devrait définir des critères communs pour le choix des sites, la conception, la construction et l'exploitation des centrales nucléaires. Des dispositions légales devront aussi renforcer l'indépendance des autorités de sûreté, comme l’ASN en France.
 
Les Etats membres pourraient établir des plans de gestion des risques nucléaires transfrontaliers afin de mieux se préparer aux situations d'urgence et de mieux coordonner leurs réactions en pareil cas.
 
Une approche européenne de la responsabilité nucléaire devrait également être mise en place. Les victimes devraient, par exemple, recevoir la même indemnisation quel que soit leur pays de résidence.
 
Les programmes de recherche de l’UE devraient comporter un important volet sur la sûreté nucléaire.



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