Vers un parc national de zones humides

Le 03 février 2011 par Célia Fontaine
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Cette année, la Convention de Ramsar sur les zones humides du 2 février 1971 fête son 40e anniversaire. A cette occasion, le ministère du développement durable a annoncé le lancement d’un appel à candidatures pour sélectionner le territoire qui accueillera le futur parc national de zones humides.

La Convention signée dans la cité iranienne avait défini ces zones comme des « étendues de marais, de fagnes, de tourbières ou d’eaux naturelles ou artificielles, permanentes ou temporaires, où l’eau est stagnante ou courante, douce, saumâtre ou salée, y compris des étendues d’eau marine dont la profondeur à marée basse n’excède pas 6 mètres ». Elles perdent peu à peu du terrain, victimes d’assèchement (urbanisation, agriculture, etc.).

« En France[1], les 3 millions d’hectares de zones humides constituent d’importants réservoirs de biodiversité : 50 % des oiseaux et 30 % des espèces végétales remarquables dépendent de ces sites », rappelle le ministère en charge de l’écologie dans un communiqué du 2 février. Ces espaces ont d’autres fonctions écologiques incontournables, puisqu’ils agissent comme puits de stockage de carbone et permettent d’atténuer les conséquences des crues et de réduire l’érosion.

Actuellement, 36 sites français bénéficient du label international Ramsar. Le Grenelle Environnement a prévu, d’ici 2015, l’acquisition de 20.000 hectares supplémentaires de zones humides particulièrement menacées, par le Conservatoire du littoral et les Agences de l’eau (dans le JDLE). En 2009, 6.600 hectares ont déjà été acquis.

« Le plan national d’action lancé en 2010 pour la sauvegarde des zones humides va permettre, en 2011, la création de 6 nouveaux sites Ramsar », rappelle le ministère.

Le premier parc national de zones humides français devrait bientôt voir le jour, puisqu’au cours du deuxième trimestre 2011, l’Hôtel de Roquelaure publiera un appel à candidatures. « Les territoires candidats devront identifier des zones humides permettant la création d’un cœur significatif de plus de 10.000 ha, présentant un intérêt patrimonial important et ayant conservé une fonctionnalité naturelle », précise le communiqué.

Trois grands sites font d’ores et déjà figure de candidats : le marais de Brouage, une partie de la vallée de l'Allier et un pan de la vallée du Doubs.

Le groupement d'intérêt public (GIP) chargé de réaliser les études sur le site retenu devrait se mettre en place fin 2011.

 



[1] La France a adhéré à la convention de Ramsar en 1986 en désignant la Camargue.



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