Vers un nouvel étiquetage des aliments spécialisés

Le 20 juin 2012 par Romain Loury
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Une image bientôt interdite ?
Une image bientôt interdite ?

Lors de sa dernière séance plénière, le Parlement européen s'est prononcé, jeudi 14 mai, pour une meilleure définition des règles d'étiquetage de certains produits alimentaires, dont ceux destinés aux bébés ou aux personnes allergiques au gluten,.

Objet de cette résolution adoptée à 603 voix pour, 8 contre et 8 abstentions, un projet de règlement européen visant à unifier les règles sur divers aliments spécialisés. Au-delà de son côté un peu fourre-tout, cette démarche a pour but de bannir toute publicité abusive sur ces produits, au bénéfice de l'information du consommateur.

Pour les laits pour bébé, la résolution parlementaire prévoit ainsi d'interdire sur l'étiquette toute représentation de nourrissons ou autre image «de nature à idéaliser l'utilisation du produit». Le Parlement demande par ailleurs à la Commission de clarifier le statut des laits destinés aux enfants âgés de 1 à 3 ans, actuellement éparpillé sur plusieurs textes.

Autre question abordée, celle des aliments destinés aux personnes souffrant d'allergie au lactose. S'il existe bien des mentions «sans lactose» et «très faible teneur en lactose», elles «ne sont pas couvertes par le droit européen», rappelle le Parlement, qui propose à la Commission de fixer un statut.

Et ce de la même manière que pour les allergies au gluten, dont le règlement européen n°41/2009 reconnaît les mentions «très faible teneur en gluten» (moins de 100 milligrammes par kilo) et «sans gluten» (moins de 20 mg/kg). Point technique: les députés proposent d'abroger ce dernier règlement, pour fondre la question du gluten dans celui en préparation.

Autre problème soulevé par le Parlement, la confusion croissante entre «substituts de repas pour le contrôle du poids», destinés à la population générale, et aliments à faible ou très faible teneur en calories, réservés au traitement médical des personnes obèses.

Selon la résolution, la Commission devra s'assurer, «dans le souci de la protection des personnes les plus vulnérables», que les produits grand public soient bien régis par le système des allégations génériques, mis en place par le règlement n°1924/2006 (voir le JDLE), tandis que ceux à visée médicale ne relèveront que du nouveau texte.

 



Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus