Vers un marché nord-américain du carbone

Le 02 septembre 2016 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Collaborant déjà sur les énergies décarbonées, USA, Mexique et Canada vont s'associer dans le commerce du carbone.
Collaborant déjà sur les énergies décarbonées, USA, Mexique et Canada vont s'associer dans le commerce du carbone.
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Etats-Unis, Mexique et Canada vont renforcer leur coopération climatique.

Ce n’est pas encore une stratégie commune. Mais cela commence à y ressembler. Après la signature, le 30 juin dernier, de l’accord des tres Amigos, sur le développement conjoint des énergies décarbonées, Mexique et Canada récidivent.

A l’occasion du Sommet des Amériques sur le climat de 2016, qui s’est tenu ces deux derniers jours à Guadalajara (Mexique), des dirigeants de l’Ontario, du Québec et du Mexique ont signé une déclaration commune sur le renforcement de la lutte contre le changement climatique.

Marché mexicain en 2018

Plus précisément, les trois signataires vont mettre en commun information et savoir-faire concernant les marchés du carbone. C’est d’actualité pour le Mexique qui achève la mise en place d’un système expérimental, qui devrait être inauguré en 2018[1].

Mais en la matière, ce sont les Etats-Unis qui mènent le jeu. Depuis une demi-douzaine d’années, l’Oncle Sam dispose de deux systèmes d’échanges de quotas d’émission: la RGGI, dans 9 Etats de la Nouvelle-Angleterre, et la WCI, où s’échangent les permis de Californie et du Québec. En attendant que l’Ontario les rejoigne prochainement.

Trois systèmes ou un seul?

Trois systèmes vont-ils perdurer dans les trois pays? C’est peu probable. Car malgré ses difficultés, la WCI semble devoir prendre le dessus sur la RGGI. L’Etat de New York et celui du Vermont envisagent très sérieusement de quitter la RGGI pour rejoindre le système imaginé par le gouverneur Schwarzenegger. L’Oregon et l’Etat de Washington, qui ne participent à aucun marché pour le moment, se disent également intéressés par la WCI, tout comme les provinces canadiennes du Manitoba et de l’Alberta, récemment converties à l’écologie.



[1] Une soixantaine d’entreprises du secteur de l’énergie pourront, volontairement, échanger des quotas d’émissions. Ces échanges seront gérés par la plate-forme MexiCO2.

 



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