Vers un début de décarbonisation européenne

Le 14 novembre 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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En matière de transports, la biomasse ne résoudra pas tout.
En matière de transports, la biomasse ne résoudra pas tout.

Dans le monde de l’énergie, parfois très opaque, l’Europe apporte un peu de transparence.

La directive 2008/92 impose notamment que les Etats suivent régulièrement l’évolution des prix de l’électricité et du gaz. Ces données sont ensuite compilées par Eurostat.

En début de semaine, le commissariat général au développement durable (CGDD) a publié les statistiques sur l’évolution des prix des électrons et des molécules pour la période 2010-2011. Mauvaise nouvelle: les prix ont sensiblement grimpé.

Dans l’Union européenne, le prix du gaz a progressé de 11% en moyenne pour les entreprises, et de 10% pour les ménages. En France, c’est en peu plus cher encore: +10% et +12%, respectivement. L’électricité n’a pas réservé de meilleure surprise. Le prix moyen de l’électron y a progressé de 6% pour toutes les catégories de consommateurs. Dans l’Hexagone, c’est de 8% que le montant moyen de la facture d’électricité a augmenté durant la période.

Ces évolutions s’expliquent aussi bien pour des questions conjoncturelles (saisons plus ou moins froides, disponibilité) que structurelles (sortie du nucléaire, développement des renouvelables). Une chose est certaine: elles ne datent pas d’hier et ne cesseront pas de sitôt.

Si l’on en croit les statistiques de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), le prix moyen du kilowattheure pour les industriels de l’UE 27 est passé de 0,068 à 0,16 euro entre 2005 et 2009. Même tendance pour les particuliers: de 0,12 € en 2005, le kWh est passé à 0,16 €. Ces mêmes consommateurs ont vu le prix du gaz passer de 0,03 à 0,06 €/kWh. Durant ce même quinquennat, les industriels gazophiles auront vu passer le prix du kWh de 0,02 à 0,03 €.

L’une de ces raisons structurelles est l’effort en cours visant à réduire l’empreinte carbone du secteur de l’énergie. Il passe par un développement des énergies renouvelables. Lequel se poursuit. Selon Eurostat, la part des renouvelables dans la consommation d’énergie finale européenne s’est élevée à 5.600 petajoules en 2010: en progression de 47% par rapport à 2005.

Côté émissions, les premiers résultats (insuffisants, certes) sont là. D’une façon générale, les énergéticiens européens émettent de moins en moins de carbone pour produire de l’énergie. En 2002, le facteur carbone moyen de ces géants de l’énergie s’établissait à 353 kilogrammes de CO2 le mégawattheure d’électricité produite, rappelle PricewaterhouseCoopers dans une étude annuelle. En 2010, l’intensité carbone de ces mêmes compagnies tombait à 337 kg de CO2/MWh: -4,53%.

Vu sous un autre angle, la performance se confirme. Dans son bilan annuel des émissions mondiales de CO2, l’agence néerlandaise d’évaluation de l’environnement souligne que les émissions carbonées de chaque Européen ont chuté de 18% entre 1990 et 2011. Pas si mal, alors que la population et son niveau de vie ont globalement augmenté.



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