Vers un automne sec?

Le 10 octobre 2019
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Seule la Corse reste les pieds dans l'eau.
Seule la Corse reste les pieds dans l'eau.

Les pluies de septembre ont eu d’effet que sur les nappes réactives du littoral méditerranéen.

 

Après un été de sécheresse, les niveaux des nappes phréatiques en France au 1er octobre sont «généralement très inférieurs» à ceux de 2018 au même moment, indique le dernier bulletin sur l’état des nappes du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM).

Alors que les pluies du printemps n'ont pas permis de compenser le déficit pluviométrique enregistré durant l'automne et l'hiver 2018-2019, les canicules et l'absence de précipitations qui ont marqué l'été ont accéléré la baisse des niveaux. Ce phénomène s'est poursuivi en septembre.

Comme les deux derniers mois, les niveaux des nappes au 1er octobre sont «généralement très inférieurs à ceux de l'année précédente à cette même époque», selon le bulletin mensuel du BRGM, publié le 10 octobre.

La Corse dans le bleu

Le niveau le plus bas pour 2019 s'annonce même «comparable à plus sévère» à celui de 2017, année marquée par une importante sécheresse.

En métropole, seule la Corse connaît une situation «très satisfaisante» avec des niveaux hauts. De manière générale, de nombreux réservoirs affichent des niveaux «modérément bas à bas». Les nappes d'Auvergne-Rhône-Alpes et du sud du Centre-Val-de-Loire sont dans le rouge, «nécessitant une surveillance renforcée».

Les pluies annoncées par Météo France pour octobre devraient permettre une «inversion des tendances» sur certaines nappes les plus réactives mais pas pour les nappes les plus profondes et «inertielles», prévient le BRGM.

Ces nappes dont le remplissage n'est pas lié aux précipitations récentes, devraient ainsi continuer à se vider, parfois jusqu'à fin novembre.