Vers l’interdiction du mercure dans les thermomètres industriels

Le 24 septembre 2010 par Sabine Casalonga
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L’Agence européenne sur les produits chimiques (Echa) a ouvert vendredi 24 septembre une consultation publique sur des propositions de restriction du mercure et du phénylmercure dans des produits industriels.

A la demande de la Commission, l’Echa a élaboré un rapport proposant des restrictions relatives à plusieurs dispositifs de mesure contenant du mercure (thermomètres, sphygmomanomètres - le tensiomètre des médecins -, baromètres, manomètres, etc.) destinés aux industriels et aux professionnels, suite au constat de l’existence d’alternatives fiables et plus sûres.

De tels outils de mesure, qui représentent environ 1,5 % des usages du mercure dans l’UE, peuvent conduire à des rejets de ce métal lourd et toxique dans l’environnement.

Une telle mesure de restriction, qui représente l’un des 4 piliers du règlement européen sur les produits chimiques Reach, conduirait à interdire l’importation ou la mise sur le marché des dispositifs de mesure (moyennant certaines dérogations mineures), 18 mois après son entrée en vigueur, soit en 2014. 

L’utilisation du mercure dans les dispositifs de mesure destinés au grand public a déjà fait l’objet d’une restriction, précise l’Echa.

Un rapport de la Norvège propose parallèlement d’interdire 5 substances[1] de phénylmercure utilisées comme catalyseurs dans la production de revêtements, d’adhésifs, de produits d’étanchéité et d’élastomères de polyuréthane. Ces composés peuvent libérer du mercure dans l’environnement au cours de leur cycle de vie (4 % des émissions totales de mercure dans l’UE en 2005).

La Norvège propose d’interdire la fabrication, la commercialisation et l’usage de ces substances, ou de mélanges et articles en contenant, à des concentrations supérieures à 0,01 % masse/masse. Cette mesure prendrait effet en 2017, délai destiné à la substitution des produits.

La consultation publique sur ces propositions est ouverte jusqu’au 24 mars 2011. L’Echa recommande toutefois aux parties intéressées d’envoyer leurs observations avant le 24 décembre 2010. Après leur examen, l’Echa publiera un avis en septembre 2011. Sur cette base, la Commission européenne prendra la décision finale.



[1] Acétate de phenylmercure, propionate de phénylmercure, 2-éthylhexanoate de phénylmercure, octanoate de phénylmercure et néodécanoate de phénylmercure



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