Veolia dévoile sa stratégie 2020-2023

Le 02 mars 2020 par Stéphanie Senet
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Antoine Frérot mise sur le traitement des déchets dangereux et sur le recyclage des plastiques
Antoine Frérot mise sur le traitement des déchets dangereux et sur le recyclage des plastiques

Le groupe Veolia a annoncé, le 28 février, sa nouvelle stratégie «Impact 2023», principalement axée sur le traitement des déchets toxiques et le recyclage des plastiques.

 

L’an dernier, le spécialiste du traitement de l’eau et des déchets a engrangé un bénéfice net de 624,9 millions d’euros, en hausse de 41,8%, pour un chiffre d’affaires de 27,19 Md€ (+4,8%). Un résultat tiré par l’activité liée aux déchets toxiques (+14%) et par le décollage du recyclage des plastiques (+26%).

 «Entre 2012 et 2015, nous avons réussi à redresser l’entreprise grâce à un programme de désendettement. Entre 2016 et 2019 nous avons démontré une croissance stable. Veolia est désormais naturellement placé pour engager une nouvelle étape de son développement», a déclaré Antoine Frérot, PDG du groupe, lors de la présentation de la feuille de route «Impact 2023».

Déchets ciblés

Dans les quatre années à venir, Veolia entend accélérer ses activités dans la gestion des déchets dangereux, le recyclage des plastiques, la valorisation des déchets organiques, la production de combustibles solides de récupération, l’efficacité énergétiques des bâtiments et la gestion de l’eau dans le secteur de l’industrie. 5 milliards d’euros d’investissements y seront consacrés pendant quatre ans, dont 2 Md€ d’investissements nets et 3 Md€ de désinvestissements.

Air, énergie, climat

Plus largement, le groupe cherche à étendre ses compétences historiques dans 6 domaines: des solutions de traitement de la pollution atmosphérique, l’adaptation au changement climatique (prévention des inondations et traitement des eaux usées), les nouvelles boucles matières (recyclage panneaux solaires et batteries de véhicules électriques), le secteur alimentaire avec des alternatives aux pesticides, de l'agriculture bio et urbaine, les nouveaux services énergétiques (microgrids ou mini réseaux électriques intelligents) et les solutions digitales.

Réseaux cédés

A l’inverse, le groupe laisse derrière lui les réseaux de chaleur américains (les cessions ont démarré en 2019) ainsi que les activités «banalisées» ou «trop concurrentielles», comme la collecte de déchets sans valorisation ou la création d’usines de traitement de l’eau nécessitant surtout des opérations de génie civil.

Côté charbon, la transition est lancée. «Nous allons progressivement remplacer, d’ici à 2030, nos activités charbonnées, situées en Allemagne, Pologne et République tchèque, par des dispositifs alimentés par des énergies moins polluantes comme le gaz ou la biomasse. 400 millions d’euros y seront consacrés», a affirmé le PDG.