Vendre la ville durable à la française

Le 10 octobre 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Michèle Pappalardo: Pas simple de vendre la ville durable bénévolement.
Michèle Pappalardo: Pas simple de vendre la ville durable bénévolement.
DR

 

C’était une petite annonce, au cœur d’un grand événement. Le 26 septembre dernier, en plein sommet des villes durables, Ecocity 2013, Nicole Bricq a lancé, à Nantes, «Vivapolis», la marque de la «ville durable à la française».

 

Pour la ministre du commerce extérieur (et de l’écologie, précédemment), il s’agit d’attirer l’attention sur le fait que les marchés du développement urbain, à l’international, sont en pleine croissance. «Le potentiel de progression est estimé à 50 milliards d’ici à 2017», rappelle-t-on à Bercy. Les entreprises françaises du BTP, de l’eau, des déchets, des transports seraient bien inspirées de s’intéresser à ce marché en croissance. Mais pas n’importe comment.

 

Voilà quelques mois qu’un aréopage d’entrepreneurs, de fonctionnaires (de 5 ministères!), de chercheurs, d’agents de l’Ademe peaufine la «vision» française de la ville durable. L’animation de ce petit monde est, bénévolement, assurée par Michèle Pappalardo, magistrate à la Cour des comptes.

 

Si la ville durable « la française» n’existe pas (encore) dans l’hexagone, il est néanmoins possible de la caractériser.

 

«C’est une ville dont l’homme est le cœur. Un espace où la qualité de vie est grande, où la santé n’est pas sacrifiée. Elle est mixte par ses populations, ses usages. C’est aussi une ville performante qui consomme peu d’espace, d’énergie et de ressources naturelles. Elle est aussi totalement intégrée: on ne découple pas gestion des déchets et production d’énergie locale, mobilité urbaine et production d’électricité. Enfin, c’est une ville dont la gouvernance est efficace et participative», explique, enthousiaste, l’ex-commissaire général au développement durable.

 

Entre deux dossiers, Michèle Pappalardo parcourt le monde pour expliquer la démarche «Vivapolis». La Chine et le Maroc s’y intéressent. Pas forcément pour les mêmes raisons. «Du fait de sa démographie, le Maroc doit bâtir des villes nouvelles, explique l’ancienne présidente de l’Ademe. Alors que la Chine aimerait surtout que l’on bâtisse une grande zone industrielle où s’installeraient des entreprises françaises d’éco-technologies.»

 

De retour à Paris, la conseillère officieuse de la ministre du commerce extérieur informe pouvoirs publics et entreprises partenaires des opportunités repérées ou non lors de ses pérégrinations. En rêvant que le gouvernement se décide enfin à bâtir une réelle structure chargée de promouvoir les savoir-faire urbains français à l’export. Mais ça, c’est une autre histoire.



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