«Vendez-le bio et court», un film de Michel-Edouard Leclerc

Le 12 février 2018 par Stéphanie Senet
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Michel-Edouard Leclerc était l'invité de Léa Salamé, ce 12 février, sur France Inter
Michel-Edouard Leclerc était l'invité de Léa Salamé, ce 12 février, sur France Inter

Dans le sillon de Carrefour, Leclerc a annoncé ce 12 février accroître son offre de produits bio avec le lancement d’une chaîne dédiée, qui comptera 200 magasins. Deuxième objectif: l’essor de produits issus de circuits courts.

 

La stratégie de Carrefour fait des émules. Invité au micro de France Inter ce 12 février, Michel-Edouard Leclerc a déclaré: «Nous allons ouvrir 200 magasins qui vendront du bio dans l’esprit du bio comme les pionniers du bio». Pour alimenter cette nouvelle enseigne, dont les raisons sociales «Le village du bio» ou «Le marché Bio Leclerc» ont été déposées, une filière sera créée. «Nous avons monté une centrale d’achat et allons financer la transition du conventionnel au bio des agriculteurs pendant trois ans», a poursuivi le PDG des centres Leclerc.

Le 23 janvier, le distributeur rival, Carrefour, s’était engagé à quadrupler son chiffre d’affaires dans le bio en 2020 et à approvisionner 20% de ses rayons avec des produits issus de circuits courts. D’ailleurs les consommateurs en redemandent. Ils ont acheté pour 7,1 milliards d’euros de produits bio en 2016. Un chiffre en hausse de 21,7% par rapport à l’année précédente. En comparaison, les Britanniques ont dépensé 2,5 M€ dans le secteur bio en 2017. Soit une hausse de 6%.

 

7.000 producteurs en circuit court

Deuxième nouveauté: Leclerc va réinvestir le circuit court. Des centaines d’éleveurs et de producteurs vont être regroupés au sein d’une marque dédiée : «Alliance locale». «En un an, nous avons rencontré 12.000 producteurs et signé 7.000 partenariats», a expliqué Michel-Edouard Leclerc. Des produits que le consommateur est prêt à payer plus cher, selon le PDG, car «ils proviennent de chez eux et ils connaissent les gens et il y a de la traçabilité». Autre nouveauté: le lait équitable sera référencé. Les produits «Faire France» seront vendus dans les magasins et les «Drive».

 

Enfumage / Interrogé sur le projet de loi issu des états généraux sur l’alimentation, Michel-Edouard Leclerc a affirmé que le plafonnement à 10% du seuil de revente à perte relevait «de l’enfumage». «On fait croire au consommateur qu’il va aider l’agriculture alors qu’il n’y a aucun engagement des fabricants en faveur des producteurs. Et puis, on ne produit pas de café ni de chocolat en France.» Aucune garantie n’est en effet apportée dans le texte gouvernemental.


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