Vélos: les Chinois à Paris

Le 24 janvier 2018 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Des vélos souvent vandalisés.
Des vélos souvent vandalisés.
VLDT

 

Un nouvel opérateur chinois commence à déployer sa flotte de vélos en libre-service et sans station d’accueil: la 5e offre du même type dans la capitale. Alors que le renouvellement des stations fixes du fameux Velib’ reste une opération laborieuse.

On ne pourra bientôt plus marcher à Paris sans tomber sur un vélo chinois. Ce mercredi 24 janvier, la société Mobike a commencé à déployer sa flotte de vélos libre-service, connectés mais sans stations, contrairement aux désormais célèbres Velib’ parisiens ou Vélo’v lyonnais.

Dans un premier temps, le groupe chinois va installer un millier de cycles. A terme, ces vélos orange et gris seront plusieurs dizaines de fois plus nombreux, indique l’entreprise pékinoise.

Un euro par mois

Comme ses concurrents directs GoBee.bike, Ofo et oBike (les deux premiers sont également chinois, le troisième est d’origine singapourienne), les Mobike se louent en scannant un code-barre avec un smartphone, ce qui déverrouille l'antivol. L'usager dépose ensuite le vélo où il le souhaite, avant de verrouiller l’anti-vol.

Lors de leur phase de test, les Mobike seront disponibles au prix d’un euro par mois, indique Etienne Hermite, directeur général de la filiale française, cité dans un communiqué. Habituellement, le montant de la course tourne autour de 50 centimes la demi-heure (hors caution).

Selon Mobike, le système de GPS/GSM installé sur ses vélos lui permettra de suivre chaque petite reine, facilitant la récupération pour maintenance des vélos endommagés.

Saccages à Reims, Lille et Bruxelles

Ce dernier problème n’a rien d’hypothétique. GoBee.bike a quitté la ville de Reims au début de l’année, après que 380 des 400 vélos déployés ont été vandalisés en quelques semaines. Même punition, même motif à Bruxelles et à Lille.

Pour réduire l’encombrement des 4 flottes de vélos sans borne, la mairie de Paris prévoit «d'encadrer et réguler» les différents services et espère financer des «emplacements dédiés» grâce à une redevance imposée aux opérateurs. 

Le Free Floating à Paris
Velib’ 2: 1.500 vélos, dont un tiers électriques
oBike : 2.000 vélos
Mobike: 1.000 vélos
GoBee.bike: quelques centaines
Ofo: 500 vélos

L’arrivée en forme des vélos ‘flottants’ est concomitante du changement d'opérateur très chaotique du service de vélo Velib', de JCDecaux vers Smovengo. Cette transition pâtit d’importants retards (6 semaines environ) imputables à la lenteur de l'installation des nouvelles stations.

Selon le syndicat intercommunal Autolib’ Velib’ Métropole, des pénalités d’un million d’euros pourraient être infligées au nouvel opérateur si les retards ne sont pas comblés. Pénalisés, les abonnés au service francilien se verront rembourser leur abonnement du mois de janvier et proposer une ristourne de 50% sur celui du mois de février.

Smovengo doit, en principe, avoir mis en service 1.400 stations fixes de vélos en libre service d’ici le mois d’avril. Au dernier recensement, 118 étaient opérationnelles.



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