Vélo: l’IKV à l’assaut des agglomérations

Le 26 février 2018 par Marine Jobert
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
ajouter à mes dossiersRéagir à cet article
Qui sera le suivant pour opter pour l'IKV pour ses agents?
Qui sera le suivant pour opter pour l'IKV pour ses agents?

Angers et Rennes optent pour l’indemnité kilométrique vélo. Ce sont les premières agglomérations d’importance à proposer le financement des déplacements à vélo pour les trajets domicile-travail.

Après La Rochelle, la Roche-sur-Yon ou Orvault, une agglomération de taille respectable vient d’adopter, pour la 1ère fois, le principe de rétribuer les kilomètres parcourus à vélo pour se rendre au travail. La Communauté urbaine Angers Loire Métropole –soit 4.300 agents, avec ceux du Centre communal d’action sociale (CCAS)- a voté en faveur de l’indemnité kilométrique à vélo (dite IKV) lors du débat d’orientation budgétaire qui se tenait ce 26 février.

40 agglos de plus de 100.000 habitants

«Cette décision est plus que symbolique», espère Matthieu Orphelin, député du Maine-et-Loire, qui signe avec Christophe Béchu, maire d’Angers, une tribune pour mobiliser les 40 municipalités de plus de 100.000 habitants du pays à les rejoindre. En décembre dernier, il avait rendu un rapport circonstancié sur les bienfaits de l’IKV pour la santé et les finances publiques. Car la sauce ne prend pas, ni dans les entreprises privées (10.000 salariés sur les 150.000 qui pourraient y prétendre), ni dans le secteur public.

Rennes au régime IKV

Un appel déjà mis en œuvre par la ville de Rennes, sa métropole et le CCAS qui, à partir du 1er avril prochain, permettront à leurs quelque 6.000 agents (titulaires et contractuels) de se déclarer cyclistes. Pour l’heure, quelque 500 agents l’ont déjà fait et ont reçu une dizaine de tickets de transport en commun pour les jours d’intempérie et une cape de pluie, pour les inciter à ne pas craquer pour la voiture les jours un peu trop humides…

Le freefloating prend l’eau   

La «révolution de la mobilité urbaine» qu’ils promettaient est-elle en train de prendre l’eau? Un premier acteur du ‘free-floating’ –des vélos sans station, géolocalisables et facturés via le smartphone- jette l’éponge, 4 mois après son arrivée dans la capitale. Gobee.bike replie les gaules en France, après avoir connu une vague sans précédent de vandalisme à Paris, Lille et Reims. «Sur les mois de décembre et de janvier, la destruction en masse de notre flotte s’est amplifiée en devenant le nouveau passe-temps d’individus, le plus souvent mineurs, encouragés par des contenus largement diffusés et partagés sur les réseaux sociaux», détaille l’entreprise hongkongaise au vélo vert pomme. A l’échelle européenne (Italie, Belgique, France), c’est près de 60% de sa flotte qui aurait été détruite.

 



Sites du groupe
Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus