Vélo: à l’assaut des discontinuités!

Le 19 décembre 2018 par Marine Jobert
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Financer enfin la résorption des discontinuités.
Financer enfin la résorption des discontinuités.

 

 


Frein identifié à la pratique du deux-roues, les ruptures entre les espaces cyclables sont au programme d'un appel à projets, qui ambitionne de relier les zones d'emploi, d'habitat, des lieux d'enseignement et de formation, et de mieux desservir les pôles d'échanges multimodaux.

 

Un périphérique. Des voies ferrées. Une rocade inextricable. Il existe des obstacles quasi infranchissables pour les cyclistes dans des villes équipées pour les déplacements automobiles, de nature à saper toute envie de monter en selle. C’est pour lutter contre ces ‘coupures urbaines’ qu’un premier appel à projets «Fonds mobilités actives - Continuités cyclables» a été lancé ce 13 décembre, visant à soutenir le déploiement d’itinéraires cyclables structurants dans tous les territoires. La somme qui y est consacrée était déjà connue depuis l’annonce du plan Vélo en septembre 2018. Soit 350 millions d’euros vont y être consacrés, qui devraient permettre, par l’effet levier du cofinancement, la réalisation d’un volume de projets de 100 M€ à 200 M€ pour cette première année. Une première en France.

Signal fort aux collectivités

L’objectif, c’est de soutenir des maîtres d’ouvrage publics qui veulent lancer des projets d’infrastructures structurants «pour relier dans de bonnes conditions des zones d’emploi, d’habitat, des établissements d’enseignement et de formation, et de mieux desservir les pôles d’échanges multimodaux.» Sont particulièrement concernés les collectivités locales (y compris les départements) et les groupements de collectivités, les autorités organisatrices de la mobilité, les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), quelle que soit leur taille, dès lors que le projet s’inscrit dans une politique territoriale de mobilité et un schéma préalablement défini et déjà en cours de réalisation. «L'annonce de cet appel à projets devant l'Association des maires de France envoie un signal fort aux collectivités, se félicite la Fédération des usagers de la bicyclette (FUB). Le manque de moyens financiers ne doit plus être un alibi pour refuser de réaliser des infrastructures cyclables. Argument trop souvent opposé aux membres du réseau FUB.»

Plus de places de parking

Un an après s’être engagée à un plan Vélo «sincère, structuré et financé», Elisabeth Borne met aussi au pot via la dotation de soutien à l’investissement public local (DSIL). Elle prévoit de consacrer 100 M€ par an durant tout le quinquennat pour financer des projets locaux en matière de mobilité, et qui peuvent tout particulièrement bénéficier aux mobilités actives (pistes cyclables, flottes de vélos, abris vélo, etc.). La ministre des transports fait encore un pas vers la prolongation du programme Alvéole, qui permettrait de financer via les certificats d'économies d'énergie (CEE) 30.000 places de stationnement vélo, notamment dans l'habitat social, les services publics, les pôles d’intermodalité et les établissements scolaires, et également de financer la formation de près de 20.000 usagers à la mobilité à vélo. «C'est plus de 20 M€ supplémentaires qui seront mobilisés dès début 2019», se félicite la FUB.

 

 



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