Véhicules hors d’usage: une filière très peu coopérative en 2008

Le 05 février 2010 par Victor Roux-Goeken
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Les données fournies en 2008 à l’Ademe par les acteurs de la filière des véhicules hors d’usage (VHU) ne sont pas satisfaisantes, selon un rapport de l’Ademe publié en janvier sur l’état de la filière en 2008. La collecte de données, réalisée pendant l’année 2009, est la deuxième couvrant une année entière de déclaration des acteurs de la filière.

Démolisseurs et broyeurs en prennent particulièrement pour leur grade. Alors que les pouvoirs publics avaient exigé une meilleure qualité des données de valorisation des VHU en 2008, celle-ci «n’est toujours pas suffisante pour calculer le taux de valorisation de l’ensemble de la filière», indique l’Ademe. Et ce, malgré un taux de couverture de l’observatoire de l’Ademe sur les VHU de 88% pour les démolisseurs, et de 84% pour les broyeurs, la mise à jour d’un guide d’aide au déclarant début 2009 et la mise en place d’une assistance téléphonique!

Le taux de déclaration des démolisseurs est en stagnation, et en repli pour les broyeurs, se plaint l’Ademe, «bien qu’une relance individuelle ait été réalisée cette année». Plus de 350 relances ont été faites. 49 broyeurs sur 58 ont effectué leur déclaration pour 2008, contre 100% en 2007, alors qu’il s’agit d’une obligation réglementaire.

Un peu moins de 1,2 million de VHU ont été pris en charge par les démolisseurs et broyeurs agréés (1.500 fin 2008, contre plus de 1.300 fin 2007). 130 kilogrammes environ de pièces et matériaux sont retirés par les démolisseurs agréés au cours des opérations de démontage et de dépollution des VHU.

L’objectif de réutilisation et de recyclage est sur le point d’être atteint: 79,6% pour un objectif de 80%. Il n’en va pas de même pour le taux de réutilisation et de valorisation, inférieur à 81% pour un objectif de 85%.

Du côté des producteurs, 2008 compte «peu de faits marquants», écrit l’Ademe. Ils subissent moins les foudres (virtuelles) de l’Ademe, même si quelques petites critiques parsèment le rapport. Ceux-ci «affirment, conformément aux critères d’homologation des véhicules, intégrer dès la conception les objectifs de 85% de recyclabilité et 95% de valorisabilité de leurs véhicules». Sans donner plus de précisions. Ou «la filière indique respecter l’interdiction de l’utilisation des substances dangereuses dans les véhicules.» Et encore «Tous les constructeurs se fixent des objectifs d’augmentation des taux d’intégration, mais les objectifs ne sont pas toujours chiffrés, ou n’ont pas été communiqués et varient d’un modèle à l’autre.»

Plus cinglant: les informations déclarées par les producteurs sur leurs actions destinées à faciliter le traitement et la valorisation des véhicules en fin de vie ont été déclarées tardivement et se sont souvent révélées très peu étoffées, écrit toujours l’Ademe. Le comble: l’agence a dû compléter certaines déclarations «à partir des informations publiées sur les sites internet ou les brochures des constructeurs»!

L’Ademe préconise «d’expliquer plus précisément aux acteurs de la filière quelles sont leurs responsabilités», en termes de suivi de données de démolisseurs et broyeurs, mais aussi pour enrichir les parties qualitatives de la déclaration des producteurs, «assez pauvres».


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