Véhicule autonome: Rouen prend la pole position sur les passagers

Le 03 octobre 2017 par Marine Jobert
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La métropole de Rouen teste ce véhicule autonome électrique.
La métropole de Rouen teste ce véhicule autonome électrique.
DR

La métropole de Rouen va tester un réseau de voitures autonomes pour l’aide à la mobilité, pour un coût de 11 millions d’euros.

Après les minibus de transport en commun sans chauffeur testés à Lyon, voici venus les véhicules autonomes électriques à la demande. La métropole de Rouen Normandie vient d’annoncer la mise en circulation, au printemps prochain, de 5 véhicules (4 Renault Zoé et une navette de plus grande taille) destinés à l’aide à la mobilité. Grâce à une application, chacun pourra commander gratuitement une voiture, qui prendra en charge et déposera ses passagers à l’un des 17 arrêts identifiés sur trois itinéraires. Sur le parcours d’expérimentation, d’une longueur totale de 10 kilomètres, les véhicules autonomes rouleront à la même vitesse que les ‘classiques’. «La circulation se fera en conditions réelles sans aucun aménagement spécifique», précise Frédéric Sanchez, le président socialiste de la métropole.

Présence humaine à bord

Comme à Lyon, où les minibus d’une quinzaine de passagers assurent depuis septembre 2016 une liaison de 1,3 kilomètre entre la dernière station du tramway et les premiers immeubles de bureaux du quartier Confluence, une présence humaine est prévue dans le véhicule. «Il s’agit d’assurer le dispositif techniquement et de rassurer psychologiquement les usagers», a justifié l’édile, qui chiffre cette expérimentation à 11 millions d’euros. Un projet financé par la métropole de Rouen, la région Normandie, l’Etat, l’Union européenne, Renault, Transdev et la Matmut.

L’Etat consulte

Depuis l’été 2016, une ordonnance autorise «l'expérimentation de la circulation de véhicules à délégation de conduite sur les voies publiques». En septembre 2017, une consultation a été lancée sur le projet de stratégie nationale pour le véhicule automatisé. Ce sont les acteurs de la construction automobile, des transports, du numérique, de l’assurance, de la sécurité routière, ainsi que les collectivités locales et les associations d’usagers ou de consommateurs qui sont d’abord invités à s’exprimer. Le grand public aura part au débat dans un second temps, dans le courant du mois d’octobre. En parallèle, le gouvernement prévoit de nommer un ‘haut représentant pour le véhicule automatisé’, lequel devra organiser les consultations et animer le travail interministériel qui s’en suivra.

 

 



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