Vattenfall: le coup de pub de Greenpeace

Le 08 octobre 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg
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La centrale de Schwarze Pumpe.
La centrale de Schwarze Pumpe.
Vattenfall

Les ONG ne savent plus quoi inventer pour faire parler d’elles. Dernier exemple en date: Greenpeace se lancerait dans le charbon pour mieux combattre le changement climatique. Ce n’est (presque) pas un canular. En début de semaine, la branche suédoise de l’organisation environnementale a mis en ligne une lettre d’expression d’intérêt pour les actifs charbonniers allemands de Vattenfall.

Pour réduire de 28% son empreinte carbone, objectif désormais stratégique, l’électricien public suédois a effectivement mis en vente ses actif d’outre-Rhin à haute teneur en carbone, en octobre 2014. L’entreprise, qui est aussi le troisième électricien d’Allemagne, a mandaté la banque Citigroup pour vendre au plus offrant les centrales au lignite de Schwarze Pumpe (1.600 mégawatts électriques), Boxberg (2.575 MWe), Jänschwalde (3.000 MWe) et Lippendorf (1.782 MWe), ainsi que les mines qui les approvisionnent. Dans le lot, Vattenfall a ajouté 10 centrales hydroélectriques dont il souhaite se débarrasser.

1,2 milliard de tonnes de CO2

But annoncé de Greenpeace: acheter ces centrales et ces mines pour arrêter leurs activités et éviter ainsi l’émission annuelle de plusieurs millions de tonnes de CO2. Selon l’organisation, les mines de lignite de Vattenfall recèleraient 1,2 milliard de tonnes de CO2. But réel: créer le buzz. Car l’organisation à l’arc en ciel n’a pas les moyens de s’offrir une telle entreprise. Le montant des actifs n’est pas connu, mais il pourrait osciller entre 1,5 et 3 milliards d’euros. Bien loin des quelques dizaines de millions d’euros de réserves détenues par l’ONG.

Bien sûr, Greenpeace peut emprunter, voire recourir au financement participatif, comme l’affirme l’un de ses porte-parole. Mais il faudra alors convaincre des millions de donateurs. Car, outre des centrales et des mines, il faudra aussi financer la mise à la retraite d’office de plusieurs milliers de mineurs et de techniciens. A moins, bien sûr, que les résultats de la COP 21 soient tels qu’ils fassent fondre le prix des infrastructures charbonnières. On peut toujours rêver.



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