Valérie Pécresse dévoile le plan vert francilien

Le 20 février 2017 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Valérie Pécresse veut créer 500 hectares d'espaces en Île-de-France d'ici à 2021.
Valérie Pécresse veut créer 500 hectares d'espaces en Île-de-France d'ici à 2021.
DR

L’exécutif francilien entend offrir 10 mètres carrés d’espaces verts de proximité à chaque Francilien d’ici 2021. Un objectif visé depuis… 1964.

Pari tenu! Quatre mois après le lancement de la concertation, la région Ile-de-France vient d’accoucher de son premier plan vert. Mais gestation courte n’est pas forcément synonyme d’ambitions maigrichonnes. «Notre ambition, affirme la présidente du conseil régional, est d’offrir aux 2 millions de Franciliens qui en sont dépourvus un espace vert à moins de 15 minutes à pied, de relancer la création d’espaces verts et de créer l’équivalent d’un bois de Boulogne en nouveaux espaces verts et boisés.» Au total, la Région prévoit de créer 500 hectares d’espaces verts d’ici à 2021: «l’équivalent du Bois de Boulogne», insiste Valérie Pécresse.

Région hors-la-loi

La situation n’était, il est vrai, pas folichonne. Voilà près d’un demi-siècle que la région capitale ne respecte pas une circulaire de 1973 imposant que chaque habitant dispose, au minimum, de 10 m2 d’espaces verts de proximité.

En parallèle à son plan vert, la région Ile-de-France va se doter d’une agence régionale de la biodiversité (ARB). Cette structure sera le fruit de la fusion entre l’Institut pour l’aménagement et l’urbanisme (IAU) et Naturparif, l’agence régionale pour la nature et la biodiversité créée en 2007. L’ARB, qui doit être logée dans les locaux de l’IAU, sera notamment l’interlocutrice du ministère de l’environnement et de l’Agence de l’eau Seine-Normandie.

«Au minimum 193 communes d’Ile-de-France connaissent actuellement, à des degrés divers, une carence en offre d’espaces verts publics de proximité. Dans le périmètre de la métropole du Grand-Paris, 80 communes et 18 des 20 arrondissements de Paris, composant la métropole, connaissent ainsi un déficit d’espaces verts publics de proximité», rappelait en 2016 un rapport de la chambre régionale des comptes. Il y a donc du boulot. Ce qu’avaient d’ailleurs parfaitement identifié, dès 1964, les rédacteurs de la première politique forestière du district de Paris.

Renforcer la place du végétal

Pour renforcer la place du végétal dans la ville et les villages, la région va mettre la main à la poche. «Nous proposons des aides pour la réalisation d’études, le terrassement, l’achat de végétaux –-d’origine francilienne si possible— et la plantation», détaille Chantal Jouanno, vice-présidente de la région.

Opposée. Valérie Pécresse est totalement opposée au projet de décret qui ouvre l‘exploitation minière (de gypse, le plus souvent) dans les forêts de protection. En Ile-de-France, les massifs de Fontainebleau, Rambouillet, Sénart, Fausses-Reposes et Saint-Germain-en-Laye sont ainsi menacés.

Seront particulièrement aidés: les petits espaces urbains, les friches, ou les alignements d’arbre, le long des axes routiers. Autre idée possible: la végétalisation urbaine qui permettra de réduire l’effet îlot de chaleur, «phénomène qui se renforcera avec le réchauffement climatique», précise l’ancienne secrétaire d’Etat à l’écologie.

Casser bitume et béton

La région veut aussi casser du bitume. Des aides abonderont le budget de projets qui remplaceront des surfaces imperméabilisées par des espaces verts de pleine terre. «Il faut supprimer le béton et le goudron qui empêche l’eau de s’infiltrer. Un sujet majeur dans une région soumise au risque d’inondation», explique la sénatrice UDI.

Last but not least, la région apportera aussi un accompagnement technique aux maîtres d’ouvrage. L’une des premières tâches de la future agence régionale de la biodiversité (lire encadré) sera de diffuser auprès des parties prenantes (architectes, paysagistes, services techniques) un catalogue des bonnes pratiques.

5 millions de budget

Si l’objectif est fixé pour la mandature, le budget variera en fonction des besoins. «Il nous faut créer la demande», confirme Valérie Pécresse. Pour 2017, l’exécutif régional a prévu 5 millions d’euros, «lesquels permettront de financer une vingtaine de projets». De préférence dans l’une des 57 communes les plus carencées en espaces verts[1]. A cela, il faudra ajouter des contributions de l’Agence de l’eau Seine-Normandie et de CDC Biodiversité. La filiale de la Caisse des dépôts étant notamment chargée de la compensation écologique de travaux menés dans le cadre du Grand Paris.

 



[1] Dont 4 arrondissements de Paris.

 



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus