Vache folle : l’abattage aurait-il pu être évité ?

Le 06 mai 2011 par Geneviève De Lacour
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L’abattage massif des troupeaux ne serait pas forcément nécessaire en cas d’épidémie de vache folle. Une nouvelle analyse de la transmission de la maladie, réalisée par des chercheurs britanniques, a été publiée dans la revue Science. Elle suggère que les prochaines épidémies pourraient être contrôlées par une détection rapide permettant ainsi de n’abattre que les animaux infectés.
 
L’épidémie de vache folle a commencé en février 2001. En 11 mois, 6,5 millions de vaches, de moutons et de porcs ont été abattus. Pour seulement 2.030 animaux, l’infection a été confirmée. La fin de l’épidémie a été déclarée en janvier 2002. Ce rapport signifie-t-il que l’abattage massif de 2001 aurait pu être évité? Les scientifiques affirment que non. Jusqu’à présent, les vétérinaires pensaient que les animaux pouvaient être infectés pendant toute la période pendant laquelle ils étaient porteurs du virus, soit entre 4 et 8 jours.
 
Cependant, en exposant les veaux à des troupeaux contagieux et en les suivant de près, les chercheurs de l’Institut de santé animale de l’université de Surrey et d’Edimbourg ont découvert que la période d’infection se limitait à 1,7 jour. Plus important, les scientifiques ont aussi mis en évidence que les animaux n’étaient pas infectés jusqu’à ce que les premiers symptômes de la maladie apparaissent.
Jusqu’à présent, les scientifiques considéraient que les animaux étaient contagieux des heures, voire des jours, avant que ces symptômes ne se manifestent.
 
Selon les résultats obtenus par l’équipe de Bryan Charleston (Surrey), une nouvelle épidémie pourrait être contrôlée en surveillant de près les animaux et en n’abattant que les malades, dès la manifestation des premiers symptômes de la maladie.
 «Cette nouvelle recherche montre qu’il existe une petite fenêtre d’un jour ou deux qui permet de dire si l’animal est contagieux, alors qu’il n’a pas encore infecté le reste du troupeau», estime Mark Woolhouse du centre d’immunité, d’infection et d’évolution à l’université d’Edimbourg. Il suffirait alors de séparer cet animal du reste du groupe pour empêcher le début d’épidémie.
 
Des dispositions bien différentes de celles prises en 2001 lorsque le gouvernement britannique décida que, non seulement tous les animaux des fermes infectées devaient être abattus, mais aussi ceux des fermes adjacentes et cela même si elles n’étaient pas touchées par la contagion.
 
De nombreux vétérinaires et d’agriculteurs avaient contesté, à l’époque, une décision qu’ils jugeaient draconienne.
 


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