Va-t-on vers un enterrement de la séquestration géologique du CO2?

Le 23 septembre 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
> 
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
La plus médiatique des solutions pour réduire les émissions de gaz carbonique de l’industrie lourde est-elle en train de prendre l’eau? C’est un peu le sentiment que l’on a en compulsant les comptes rendus de la dernière réunion du Carbon Sequestration Leadership Forum (CSLF).
 
Réunis à Beijing du 19 au 23 septembre, les 25 Etats membres (dont la France) de ce partenariat mondial du stockage géologique du CO2 n’ont pu que constater le faible engouement des agents économiques pour cette palettes de technologies censées mettre au fond du trou les émissions carbonées de la production d’électricité, du raffinage de pétrole ou de la sidérurgie.
 
Selon le rapport spécial du Giec[1] sur le «piégeage et stockage du dioxyde de carbone», paru en 2005, «de 20 à 40% environ des émissions mondiales de CO2 émanant de combustibles fossiles pourraient convenir au piégeage sur le plan technique.»
 
Une capacité reconnue par le parlement climatique mondial. Lors de la dernière conférence climatique de Cancun, en décembre dernier, cette palette de technologies a été rendue éligible au mécanisme de développement propre (MDP).
 
Une bonne chose pour accélérer son déploiement. Ce qu’il conviendrait de faire rapidement, de l’avis de nombreux experts. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) estime ainsi que la stabilisation du réchauffement à 2°C (par rapport à l’ère pré-industrielle) n’est pas envisageable sans la mise en service, d’ici 2035, de 1.500 systèmes de captage-stockage géologique de CO2 (CSC) sur les sites industriels les plus carboniques.
 
Hélas, ont constaté les délégués nationaux au CSLF, nous n’en prenons pas le chemin. Selon les derniers décomptes, seules 74 opérations de taille industrielle ont été annoncées par les gouvernements ou des industriels.
 
La faute à la crise économique, bien sûr, mais pas seulement. Nulle part dans le monde, le prix du CO2 n’est suffisamment incitatif pour investir dans la CSC.
 
Selon le secrétaire américain à l’énergie, Steven Chu, l’émission de la tonne de CO2 devrait coûter 80 dollars (59 euros) pour que les industriels se tournent vers l’injection géologique. Cet après-midi 23 septembre, le prix du quota européen était fixé à 11,27 € sur Blue Next, la bourse française du carbone.
La plus médiatique des solutions pour réduire les émissions de gaz carbonique de l’industrie lourde est-elle en train de prendre l’eau? C’est un peu le sentiment que l’on a en compulsant les comptes rendus de la dernière réunion du Carbon Sequestration Leadership Forum (CSLF).
 
Réunis à Beijing du 19 au 23 septembre, les 25 Etats membres (dont la France) de ce partenariat mondial du stockage géologique du CO2 n’ont pu que constater le faible engouement des agents économiques pour cette palettes de technologies censées mettre au fond du trou les émissions carbonées de la production d’électricité, du raffinage de pétrole ou de la sidérurgie.
 
Selon le rapport spécial du Giec[2] sur le «piégeage et stockage du dioxyde de carbone», paru en 2005, «de 20 à 40% environ des émissions mondiales de CO2 émanant de combustibles fossiles pourraient convenir au piégeage sur le plan technique.»
 
Une capacité reconnue par le parlement climatique mondial. Lors de la dernière conférence climatique de Cancun, en décembre dernier, cette palette de technologies a été rendue éligible au mécanisme de développement propre (MDP).
 
Une bonne chose pour accélérer son déploiement. Ce qu’il conviendrait de faire rapidement, de l’avis de nombreux experts. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) estime ainsi que la stabilisation du réchauffement à 2°C (par rapport à l’ère pré-industrielle) n’est pas envisageable sans la mise en service, d’ici 2035, de 1.500 systèmes de captage-stockage géologique de CO2 (CSC) sur les sites industriels les plus carboniques.
 
Hélas, ont constaté les délégués nationaux au CSLF, nous n’en prenons pas le chemin. Selon les derniers décomptes, seules 74 opérations de taille industrielle ont été annoncées par les gouvernements ou des industriels.
 
La faute à la crise économique, bien sûr, mais pas seulement. Nulle part dans le monde, le prix du CO2 n’est suffisamment incitatif pour investir dans la CSC.
 
Selon le secrétaire américain à l’énergie, Steven Chu, l’émission de la tonne de CO2 devrait coûter 80 dollars (59 euros) pour que les industriels se tournent vers l’injection géologique. Cet après-midi 23 septembre, le prix du quota européen était fixé à 11,27 € sur Blue Next, la bourse française du carbone.
 


[1]Giec: Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat
[2]Giec: Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat


A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus