USA: pas d’hôtel après la scintigraphie

Le 16 février 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Aux Etats-Unis, mieux vaut être le propriétaire d’un animal subissant un examen radiologique que le conjoint d’un patient sortant d’une scintigraphie.

 

Outre-Atlantique, la réglementation impose que soit mis en quarantaine tout animal ayant reçu un élément radioactif à des fins de diagnostic ou de thérapie. Mais jusqu’à présent, rien n’était prévu pour les patients humains, plus radioactifs que de coutume.

 

Fort heureusement, les temps changent. Discrètement, la Nuclear Regulatory Commission (NRC) a publié, lundi 14 février, une recommandation aux personnels soignants.

 

Dans ce texte de deux pages à peine, l’autorité de sûreté nucléaire américaine suggère aux radiologues de déconseiller aux malades ayant subi une scintigraphie (qui nécessite l’administration d’iode 123 ou 131, de technétium 99 ou de thallium 201) de séjourner à l’hôtel après leur examen. Motif: ils pourraient exposer des femmes enceintes ou de jeunes enfants à d’inutiles doses de rayonnements. Curieusement, ces derniers peuvent encore faire de longs voyages en car, en train ou en avion.

 

En France, aucune mesure comparable à celle préconisée par la NRC n’est prévue. Seuls les malades ayant subi une radiothérapie de la thyroïde (dont les doses sont 10 plus élevées que celles délivrées lors un diagnostic) sont mis à l’isolement dans une chambre plombée, le temps d’excréter l’iode injectée.

 

Pour Jean-René Jourdain, délégué auprès du directeur de la radioprotection de l'homme de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire: «La mesure américaine n’a aucune justification. C’est du principe de précaution poussé à l’extrême».



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