USA: le marché plus fort que le nucléaire

Le 30 mars 2018 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Les deux réacteurs de la centrale de Clinton fermeront leurs portes plus tôt que prévu.
Les deux réacteurs de la centrale de Clinton fermeront leurs portes plus tôt que prévu.
Exelon

13 réacteurs américains, jugés non rentables, devraient fermer d’ici à 2021.

 

Quatre de plus. Le 28 mars, FirstEnergy, l’un des principaux producteurs d’électricité aux Etats-Unis, a annoncé la fermeture prématurée de 4 de ses réacteurs nucléaires, dans les Etats de l’Ohio et de Pennsylvanie.

D’ici 2021, les centrales de Davis-Besse, Beaver Valley et de Perry seront mises à l’arrêt. Réduisant de 4 GW la capacité de production d’électrons américaine. Cela commence à ressembler à une hémorragie. Entre 2013 et 2019, pas moins de 9 autres réacteurs auront cessé définitivement leurs activités.

En cause: des prix de l’électricité trop bas sur les marchés de gros nord-américains qui pénalisent le nucléaire. Outre-Atlantique, l’atome subit de plein fouet la concurrence des centrales au gaz (souvent alimentées par du gaz non conventionnel) et des énergies renouvelables.

la montée du gaz et des renouvelables

En 2000, la moitié de l’électricité américaine était produite par des centrales au charbon et 20% par des réacteurs nucléaires; les énergies renouvelables (hydroélectriques essentiellement) généraient 8% du total.

L’an passé, les centrales à gaz sont devenues les premières productrices d’électrons (32%), devant leurs concurrentes au charbon (30%) et nucléaires (20%). Sous l’effet de la forte croissance de l’éolien et des énergies solaires, les renouvelables produisent désormais plus de 17% du courant américains: deux fois plus qu’au début du siècle.



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