US : un « régime » anti-pollution pour la Chesapeake Bay

Le 30 décembre 2010 par Sabine Casalonga
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L’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) a lancé, mercredi 29 décembre, un vaste programme visant à dépolluer les eaux de la baie de Chesapeake, le plus grand estuaire des Etats-Unis, sur la côte est.

 

Baptisé «  Chesapeake Bay Total Maximum Daily Load » (TMDL), ce plan drastique vise à répondre aux efforts insuffisants conduits depuis 25 ans pour restaurer cet estuaire. Issu d’un travail de concertation conduit depuis deux ans avec les parties prenantes et le public, il veut garantir une bonne qualité de l’eau d’ici 2025. Il impose de réduire de 25 % les taux d’azote, de 24 % ceux de phosphore et de 20 % les sédiments dans la Baie , les rivières et les criques de la région.

 

Le plan se décline en de nombreuses actions dans les 7 Etats concernés (Delaware, Maryland, New York, Pennsylvanie, Virginie, Virginie occidentale, District of Columbia). Y figurent des limites plus strictes en azote et phosphore à la sortie des stations d’épuration, la modernisation des stations de traitement, la gestion des eaux pluviales et des programmes de réduction des pollutions agricoles. 60 % des actions devront être achevées en 2017.

 

L’EPA s’est également engagée à réduire les dépôts atmosphériques d’azote dans les eaux de marée de la Baie via l’application de règles fédérales sur la pollution de l’air.

 

«  Aujourd’hui est un jour historique au regard des efforts réalisés depuis plusieurs décennies pour restaurer Chesapeake Bay, a déclaré Lisa Jackson, administratrice de l’EPA. Maintenant nous démarrons la tâche difficile de mettre en application ce régime anti-pollution. »

 

L’EPA conduira des contrôles réguliers dans chaque Etat pour veiller à la bonne mise en oeuvre du plan et du respect des échéances.

 

La Chesapeake Bay Foundation relève dans un récent rapport que l’état environnemental de la Baie s’est améliorée entre 2008 et 2010, notamment grâce à une augmentation de la population de crabes. Mais la situation reste fragile en raison de la pollution : seuls 31 indicateurs sur 100 sont bons.

 

 

 

 



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