US: moins d'informations sur les rejets de polluants

Le 26 octobre 2005 par Claire Avignon
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mercure
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Le gouvernement américain envisage de réformer l'inventaire obligatoire des rejets de substances chimiques, en réponse aux plaintes des industriels. Les associations en environnement s'insurgent.

L'Agence de protection de l'environnement (EPA) des Etats-Unis étudie actuellement la possibilité de modifier le Toxic release inventory (TRI), un inventaire public que doivent remplir chaque année les usines qui émettent des polluants chimiques. Environ 650 produits rejetées dans l'air et dans l'eau par quelque 24.000 usines de chimie, raffineries, centrales électriques etc. sont concernées. En 2003, 2 milliards de tonnes d'émissions ont été déclarées. Créé en 1986 suite à l'accident de Bhopal (Inde) en 1984 qui a fait des milliers de morts après le rejet d'isocyanate de méthyle ou MIC, le TRI est conçu comme un outil d'information et de pression pour les riverains de sites industriels. Selon l'EPA, «l'objectif du TRI est d'habiliter les citoyens, à travers les informations rendues publiques, à tenir responsable les sociétés et les gouvernements locaux de la manière dont sont gérés les produits chimiques toxiques.» En outre, le TRI permet d'évaluer les progrès réalisés par les usines, et l'intérêt des programmes anti-pollution.

Jusqu'ici, la tendance était de renforcer le système, en incluant de plus en plus de substances –leur nombre a doublé depuis 1994- et de secteurs d'activité. Selon l'EPA, ce durcissement s'est accompagné d'une charge accrue de travail pour les industriels. Ces derniers ont donc demandé une modification de la procédure, qui, selon eux, prend énormément de temps et d'argent. L'EPA réfléchit ainsi à ne rendre obligatoire la publication de l'inventaire qu'une année sur 2. C'est la mesure la plus critiquée à l'heure actuelle. D'autres dispositions sont annoncées: les industriels pourraient remplir le formulaire dit A au lieu du R pour certaines substances. Or, le formulaire A exige moins d'informations. D'autre part, le reporting annuel pour le formulaire A pourrait devenir obligatoire pour les rejets annuels supérieurs à 5.000 livres (2.280 kilogrammes) au lieu de 500 livres (228 kilogrammes) à l'heure actuelle. Selon l'EPA, ces propositions permettraient de diminuer la charge de travail pour 33% des rapports de TRI, notamment pour les PMI, et de diminuer de 165.000 heures le nombre d'heures passées à enregistrer les données. Mais il n'est pas certain que toutes les industries profitent de cette aubaine car le TRI, parfois nommé «mère de toutes les bases de données environnementales», joue un grand rôle dans le dialogue entre riverains et industriels.




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