US: les scientifiques se prononcent pour le marché de polluants

Le 25 juillet 2006 par Claire Avignon
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Dans un rapport, le Conseil national de recherches américain a analysé la politique fédérale de lutte contre la pollution atmosphérique.

La recherche a donné raison à la justice américaine, et tort au gouvernement Bush. Le Conseil national de recherches américain, confrère de l'Académie nationale des sciences, vient en effet d'estimer que la révision de la politique prévue par l'administration Bush pour réduire les émissions polluantes des sites industriels (dioxyde de soufre – SO2- et oxydes d'azote - NOx) est inefficace. Or, en 2004 et 2005, la justice américaine avait justement désapprouvée cette révision.

Jusqu'aux modifications de 2002, les usines obtenaient un permis d'exploitation en prouvant que les technologies mises en place permettaient de répondre aux normes environnementales et que les rejets n'aggravaient pas la pollution de l'air locale. Pour tous les grands travaux mis en oeuvre, les industriels devaient utiliser les procédés les plus récents. En 2002 et 2003, l'Agence de protection de l'environnement (EPA) a voulu assouplir cette réglementation, convaincue qu'elle n'entraînerait pas de hausse de la pollution. De nombreuses critiques ont fusé à travers le pays, clamant que cela serait synonyme d'une détérioration de la santé des Américains. Les juges les ont suivies.

Maintenant, c'est au tour des chercheurs de le faire. Mandé par le Congrès, le Conseil national de recherches conclut que le système proposé par le gouvernement fédéral en 2003 aurait permis une «diminution modérée» les 6 premières années des émissions de dioxyde de soufre, suivies par une «période de 6 ans avec peu de changements». Seulement, la suite aurait révélé «des rejets plus élevés, peut-être de manière substantielle», comparé à la politique mise en place avant les modifications de 2003. Même constat pour les NOx.

Par ailleurs, le Conseil défend le système de marché des émissions polluantes, dit «cap and trade», qu'il estime «rentable» et efficace. Peu aimé outre-Atlantique, il a été adopté par l'Union européenne pour diminuer ses émissions de CO2.




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