Une voiture sur trois pourrait rouler aux agrocarburants en 2050, selon l’AIE

Le 29 avril 2011 par Sonja van Renssen
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

La production mondiale d’agrocarburants pourrait être multipliée par 14 d’ici 2050 sans impact sur la sécurité alimentaire ni sur l’environnement, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), dans une nouvelle feuille de route technologique sur les agrocarburants, publiée la semaine dernière.

Une augmentation de 55 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep) aujourd’hui à 750 Mtep en 2050 signifierait que la part des agrocarburants dans les transports passerait de 2 à 27%.

«Alors que l’efficacité des véhicules sera la façon la plus importante et la plus rentable de réduire les émissions du transport, les agrocarburants seront toujours nécessaires pour fournir une alternative pauvre en carbone aux carburants des avions, bateaux et autres moyens de transport lourds. Ils pourraient représenter un cinquième (soit 2,1 milliards de tonnes de CO2) des réductions d’émission dans les transports», selon Bo Diczfalusy, directeur de la politique énergétique durable et de la technologie à l’AIE.

L’AIE estime qu’environ 12.000 milliards de dollars (8.088 milliards d’euros) d’investissement seront nécessaires pendant les 40 prochaines années pour réaliser les objectifs de la feuille de route. «Les investissements dans les unités de production à échelle commerciale seront essentiels pour permettre aux agrocarburants avancés d’atteindre une complète maturité économique», a ajouté Bo Diczfalusy.

Environ 3 milliards de tonnes de biomasse par an seront nécessaires en 2050, selon l’agence. Le tiers pourrait provenir des déchets et résidus, le reste de la production provenant d’une centaine de millions d’hectares de terres, soit 2% des surfaces agricoles totales -trois fois la surface actuelle dédiée aux agrocarburants.

Alors que les agrocarburants peuvent offrir une alternative pauvre en carbone aux carburants traditionnels, il existe des effets pervers, note l’AIE. Il faut réduire l’énergie fossile utilisée lors de la culture, du transport et de la production. Les gouvernements devraient adopter des normes de durabilité contraignantes et les politiques de promotion des agrocarburants devraient être alignées sur celles de l’agriculture, du développement rural et de la sylviculture. Une stratégie globale pour l’utilisation durable des sols est essentielle pour éviter les changements d’affectation des sols dommageables à l’environnement.

La réduction des tarifs douaniers et autres barrières au libre échange, ainsi que l’alignement des critères de durabilité au niveau international, seront cruciaux pour favoriser le commerce de la biomasse et des agrocarburants destinés à satisfaire une demande émergente dans différentes parties du monde, conclut l’AIE.



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus