Une «tragédie des déchets» à Naples

Le 07 janvier 2008 par Claire Avignon
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Selon l'AFP, le président de la République italienne Giorgio Napolitano a dénoncé dimanche une «tragédie des déchets» à Naples et sa région, la Campanie, où plus de 100.000 tonnes d'ordures se sont amoncelées depuis la fin de l'année, en raison d'une saturation des décharges. Une première réunion du gouvernement est prévue lundi à Rome alors que Romano Prodi a affirmé samedi soir vouloir régler «définitivement» ce problème qui dure depuis 1994.

Il a aussi ordonné une réouverture des écoles, lundi comme prévu, alors que plusieurs maires s'y opposent pour des raisons d'hygiène. Pour cela, l'armée italienne a commencé, lundi matin, à collecter les déchets, notamment à proximité des écoles.

Cette nouvelle crise des déchets, après la dernière en date, en mai, a eu pour détonateur un conflit social peu avant Noël qui a entraîné la fermeture de centres de retraitement. Sur les 100.000 tonnes d'ordures accumulées dans la Campanie, plus de 4.500 tonnes jonchent Naples, qui offre le spectacle de tas d'imondices, de bennes débordantes et de sacs poubelle. La pluie limite toutefois les mauvaises odeurs.

La situation autour de la décharge, que les autorités locales veulent rouvrir dans les prochains jours, a été relativement calme dimanche après des échauffourées avec les forces de l'ordre samedi et l'incendie de quatre bus dans la nuit de vendredi à samedi. Craignant des nuisances, la population refuse la réouverture de ce site de la périphérie ouest de Naples, fermé depuis 1996 et distant d'environ 300 mètres des premières habitations. Naples et sa périphérie sont régulièrement envahies par les ordures depuis 1994, en raison notamment de l'insuffisance des centres de retraitement.

Depuis cette date, l'Etat italien a dépensé un milliard d'euros et nommé huit commissaires ad hoc qui se sont succédé pour régler la crise sans que la situation ne s'améliore. Bruxelles a engagé en juin des poursuites contre l'Italie, estimant que la situation dans la région de Naples constituait «une infraction à la législation communautaire». «Les déclarations de bonne volonté ne suffisent plus. Les autorités italiennes doivent agir, prendre des mesures concrètes et immédiates pour résoudre la situation en tenant compte des exigences de santé publique et de protection de l'environnement», a déclaré à La Repubblica le commissaire européen à l'environnement Stavros Dimas.


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