Une taxe carbone sur le bœuf?

Le 23 décembre 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Bientôt une taxe sur le steack?
Bientôt une taxe sur le steack?
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On ne le dira jamais assez: l’élevage de ruminants est une source grandissante d’émission de gaz à effet de serre (GES). La digestion entérique des bœufs, veaux et vaches émet d’importants volumes de méthane, expulsé dans l’atmosphère par les rots des animaux.

En outre, pour satisfaire une demande en progression, les éleveurs accroissent les surfaces de terre consacrées uniquement à la nourriture du bétail. Ces 50 dernières années, le cheptel s’est accru de 2 millions de tête chaque mois.

La multiplication des pâturages et des surfaces de cultures destinées aux bovins contribue à la déforestation (autre source d’émission de GES) et à la réduction de l’efficacité des puits de carbone naturels.

7 milliards de tonnes de GES par an

Au total, calculent William Ripple et six climatologues, dans un article publié par Nature Climate Change, l’élevage est responsable de 14% des GES émis par l’humanité, soit 7 milliards de tonnes d’équivalent CO2 par an: l'équivalent de 18 mois d'émission américaines. Le méthane représente 44% de ces rejets, contre 29% pour le protoxyde d’azote (les engrais) et 27% pour le CO2 (carburants des machines).

Cette empreinte climatique devrait encore s’alourdir, s’alarment les scientifiques. Selon la FAO, la consommation de viande bovine devrait atteindre 465 millions de tonnes par an, à l’horizon 2050, contre 229 Mt/an au début du siècle. Or, constatent les auteurs, les négociations climatiques, en cours depuis deux décennies, ne prennent pas en compte l’empreinte carbone du bétail. «La croissance continue de la consommation de viande de bœuf constituera un obstacle majeur à l’atteinte d’objectifs ambitieux de réduction de nos émissions.»

D’où l’idée de taxer la consommation de viande de bœuf: seul moyen, estiment-ils, de changer le comportement des consommateurs et de réduire nos émissions de GES bovines. «Car, on ne changera pas nos habitudes alimentaires sans de sérieuses incitations.»



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