Une solution pour améliorer l’épuration

Le 04 janvier 2007 par Agnès Ginestet
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Selon un article de la revue Environmental science and technology paru le 27 décembre, un simple renforcement des techniques traditionnelles d'épuration de l'eau pourrait permettre d'éliminer une grande partie des médicaments et des produits d'entretien corporel. Ces substances se retrouvent en effet dans les cours d'eau, car les stations d'épuration n'ont pas été conçues pour les éliminer mais pour retenir des composés comme le phosphore et l'azote.

Une étude américaine menée par MWH, société consultante spécialisée dans l'ingénierie liée à l'environnement, montre qu'un temps de rétention des particules solides de 5 à 15 jours est suffisant pour éliminer plusieurs des composés pharmaceutiques et cosmétiques testés. Des composés volatils comme les cétones résistent toutefois à la biodégradation par les bactéries. Cette étude confirme des résultats obtenus en Europe, et a été menée au niveau d'usines à grande échelle dont les capacités se situent entre 5 et 300 millions de gallons (18.950 à 1,1 million de mètres cubes) par jour.

Selon Rolf Halden, assistant professeur à l'école de santé publique John Hopkins Bloomberg, «cette étude fournit davantage de preuves montrant que le temps de rétention des solides est un paramètre opérationnel important, qui influence l'élimination des substances médicamenteuses et des produits d'entretien corporel pendant le traitement biologique des eaux usées». Pour Joan Oppenheimer, qui a mené les recherches pour MWH, ces résultats ont de l'importance dans l'optique éventuelle de la consommation des eaux usées recyclées.




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