Une série de scandales alimentaires en Chine

Le 28 avril 2011 par Romain Loury
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Trois ans après l’affaire du lait à la mélamine, la Chine se trouve confrontée depuis un mois à plusieurs scandales de sécurité alimentaire, mettant en lumière la faiblesse des contrôles opérés par l’Etat.

En 2008, au moins 6 bébés sont décédés et 300.000 sont tombés malades après avoir consommé du lait coupé à la mélamine, utilisée pour simuler un haut taux de protéines. Trois ans plus tard, c’est encore par les «additifs» que les scandales arrivent: la série noire a justement commencé, début avril, par une histoire de lait, avec des nitrites cette fois-ci. Bilan: 3 enfants décédés et 36 gravement malades dans la province de Gansu, au nord-ouest du pays, selon l’agence officielle Xinhua.

D’autres affaires ont suivi, dont une de germes de soja contenant notamment de l’urée et du nitrite de sodium (un agent cancérigène), dans la province du Liaoning, au nord-est. Un cocktail de produits interdits, censés accélérer la croissance de la plante ou donner du brillant au produit.

Autre fraude ayant conduit près de 300 personnes à l’hôpital, dans la province centrale du Henan: des porcs ont été nourris au clenbutérol, agent qui transforme la graisse en muscle, prohibé car il entraîne chez le consommateur des nausées et des palpitations cardiaques.

Dans une autre affaire de viande de porc, un entrepreneur de la province méridionale du Guangdong a utilisé un mélange toxique à base de borate de sodium, donnant l’apparence de la viande de bœuf (vendue plus chère que celle de porc). A Shanghai, ce sont des beignets à la vapeur périmés qui ont été teints pour leur redonner un air frais, puis écoulés dans des supermarchés.

Face à ces fraudes, le comité chinois de sécurité alimentaire, mis en place suite à l’affaire de la mélamine, multiplie les circulaires pour rappeler les règles aux entreprises concernées. Il leur enjoint notamment de tenir au mieux leurs registres, et prévoit de publier une liste des additifs autorisés d’ici la fin de l’année, selon Xinhua.

En 2010, 130.000 problèmes de sécurité alimentaire ont été recensés, a affirmé fin janvier le comité de sécurité alimentaire. Si 115 étaient de nature criminelle et ont conduit à l’incarcération de 248 personnes, «aucun incident majeur ne s’est produit l’année dernière, la situation est restée globalement stable», a-t-il assuré.



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