Une sénatrice américaine s’attaque au changement climatique

Le 17 juillet 2007 par Agnès Ginestet
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US senate
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La commission environnement et travaux publics du Sénat (EPW) dirigée depuis janvier par la démocrate Barbara Boxer a examiné plusieurs projets de loi destinés à faire face au changement climatique. Industries et transports sont notamment concernés.

Novembre 2006: Barbara Boxer, sénatrice de Californie, envoie avec d'autres sénateurs une lettre au président George W. Bush. Elle lui demande de s'engager aux côtés du nouveau Congrès pour que des textes de loi significatifs sur le changement climatique soient adoptés en 2007. Janvier 2007: lors de sa prise de fonction à la tête de la commission environnement et travaux publics du Sénat (EPW), Barbara Boxer fixe deux priorités: la lutte contre le changement climatique, et la restauration d'un partenariat démocrate-républicain au sein de l'EPW.

Une proposition de plan prévoyant la mise en place d'un système d'échange de quotas de CO2 comme il en existe dans les Etats-membres de l'Union européenne vient notamment d'être soumise à un sous-comité de l'EPW, chargé du secteur privé et du changement climatique et dirigé par les sénateurs Joe Lieberman (démocrate) et John Warner (républicain). «C'est une avancée importante, car le sénateur Warner devient le premier républicain de l'EPW à soutenir une approche du changement climatique qui englobe l'ensemble de l'économie», a indiqué Barbara Boxer, pour qui ce projet devrait servir de «loi de base» dans les discussions sur le climat de l'EPW. Selon le New York Times du 11 juillet, le projet de loi, appelé Bingaman-Specter, est notamment soutenu par les syndicats de travailleurs de l'automobile et des mines, car le coût pour les émetteurs de carbone serait supportable. Des associations environnementales estiment au contraire que la mesure ne va pas assez loin. La Maison blanche, qui n'a jamais soutenu un système obligatoire de limitation des émissions de CO2, devrait également s'opposer à cette mesure.

Un autre fait marquant de l'année en matière de réglementation pour diminuer les émissions de CO2 a été l'adoption par le Sénat et la Chambre des représentants d'un «energy bill» (1), qui concerne notamment les transports. Il requiert une augmentation de la production de 36 milliards de gallons d'éthanol par an d'ici 2022 et impose une amélioration de l'efficacité des carburants des véhicules.

L'exemplarité des services de l'Etat sur le plan énergétique est par ailleurs visée dans le cadre de trois textes approuvés par l'EPW. Un projet de loi impose au gouvernement fédéral de prendre des mesures pour encourager la construction de bâtiments gouvernementaux «verts» et améliorer l'efficacité énergétique des bâtiments existants. Un second projet concerne la capture ou l'utilisation d'émissions de CO2 à Capitol Hill, le siège du Parlement à Washington, et le troisième propose la mise en place de panneaux photovoltaïques sur la toiture du Département de l'énergie.

Enfin, la dernière initiative de Barbara Boxer a été l'annonce d'une réglementation obligeant l'Agence de protection de l'environnement (EPA) à accorder à la Californie une dérogation l'autorisant à réglementer les émissions de gaz à effet de serre des véhicules.

(1) Voir l'article du JDLE: «Le Sénat américain adopte une loi sur l'énergie"




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