Une région espagnole interdit la fracturation hydraulique

Le 10 avril 2013 par Marine Jobert
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Un tag contre la fracturation hydraulique dans la municipalité de Cantabrie.
Un tag contre la fracturation hydraulique dans la municipalité de Cantabrie.
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A l’unanimité, le Parlement de la région de Cantabrie (Espagne), a adopté lundi 8 avril une loi interdisant la fracturation hydraulique sur son territoire. C’est le parti populaire (PP), majoritaire tant dans cette assemblée régionale qu’au niveau central, qui a porté le texte de cette interdiction, motivée par des considérations environnementales. Selon le premier paragraphe de la loi, «la fracturation hydraulique comme technique d’extraction pose des questions tant du point de vue de la santé que de la protection de l’environnement, notamment en ce que l’utilisation de cette technique peut engendrer la contamination des aquifères souterrains à cause de l’injection de produits toxiques et de contaminants nécessaires à la mise en œuvre de cette technique». «Il s’agit d’une loi qui fait un pari pour l’avenir. Un avenir lié à la protection de l’environnement, du paysage et aux cours d’eau de la Cantabrie», a déclaré Javier Fernández, le conseiller pour l’environnement et l’aménagement du territoire et l’urbanisme de cette région de Cantabrie, de petite taille et densément peuplée.

Six permis d’exploration ont été délivrés en Cantabrie -cinq par le gouvernement central, un par l’administration régionale précédente- dans l’une des zones considérées comme les plus prometteuses pour extraire du gaz de schiste. «Cette loi (…) ferme la porte à la création de postes et à des investissements de centaines de millions d’euros rien que pour la phase d’exploration», a protesté Shale Gas Espagne, qui regroupe les entreprises du secteur. L’équivalent de 39 années de consommation nationale -au rythme actuel de consommation- se trouverait dans le sous-sol espagnol, selon le Consejo Superior de Colegios de Ingenieros de Minas qui a rendu une étude sur le sujet le mois dernier.

A l’échelle nationale, pas moins de 70 permis ont été délivrés en Catalogne, au Pays basque et en Cantabrie. Une quarantaine de permis sont en cours d’examen. Et le gouvernement à Madrid pousse pour que ces projets aboutissent. Un projet de loi a été présenté récemment, qui prévoit des études d’impact avant toute réalisation. Une façon d’installer les hydrocarbures non conventionnels dans le paysage espagnol, quand le pays dépend aux trois quarts des importations pour son énergie.



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