Une proche de Borloo à la tête de l'Agence internationale des énergies renouvelables

Le 30 juin 2009 par Victor Roux-Goeken
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L’Agence internationales de énergies renouvelables (Irena) siègera finalement à Abou Dhabi, capitale des Emirats arabes unis (EAU). L’Allemagne, les EAU et l’Autriche sont parvenus lundi 29 juin à un accord dans la compétition qui les opposait pour accueillir le siège d’une agence créée il y a 9 mois, selon un communiqué du ministère allemand de l’environnement (BMU) publié le même jour. Les 136 pays membres de l’agence sont réunis depuis hier, et jusqu’à aujourd’hui, à Charm el Cheikh (Egypte) pour son lancement officiel.

La solution n’est pas aisée et promet de multiples allers-retours carbonés: tandis que l’agence siègera à Abou Dhabi, Bonn (Allemagne) accueillera le Centre de technologie et d’innovation de l’agence pendant que Vienne (Autriche) prend un bureau de liaison chargé des relations avec les autres institutions de l’ONU dans le domaine de l’énergie. La capitale autrichienne abrite déjà plusieurs de ces institutions.

Selon un communiqué du Meeddm publié aujourd’hui, la direction générale de l’Irena sera assurée par une Française, Hélène Pelosse, 39 ans, jusqu'ici directrice-adjointe du cabinet du ministre chargé de l’environnement Jean-Louis Borloo. Elle était aussi sa conseillère diplomatique sur les négociations internationales sur le climat. Elle a été élue face à 3 concurrents grec, espagnol et danois.

Soutenue par la France, la candidature d’Abou Dhabi n’est pas allée de soi. Beaucoup d’observateurs craignaient que la France ne fasse de l’Irena une agence des «technologies bas carbone» et par là, la promotion de l’énergie nucléaire, un terme mentionné plusieurs fois par le pays lors de réunions de préparation. Une crainte avivée par la signature récente d’un accord de coopération nucléaire entre la France et les EAU.

Ensuite, la candidature allemande était vue comme la plus pertinente. L’expérience de ce pays dans le secteur des ENR est unanimement reconnue, et il est à l’origine du projet. Enfin, l’émirat a la plus grande empreinte carbone par habitant dans le monde, selon le WWF. La construction du siège à Masdar, ville en construction près d'Abou Dhabi jusqu’en 2015 et censée ne pas émettre de CO2, ne sera donc pas de trop sur un plan symbolique.


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