Une présentation du marché des éco-entreprises

Le 26 janvier 2005 par Christine Sévillano
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Le Minefi a conduit une étude sur les éco-entreprises afin de mieux connaître leurs champs d'activités, leurs clients et les difficultés rencontrées. Avec près de 30 milliards d'euros de chiffre d'affaires, elles sont dynamiques mais restent dominées notamment à l'international.

Le panorama des éco-entreprises, exposé par le ministère de l'Economie, de l'industrie et des finances (Minefi), lors d'une conférence organisée par la Direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement (Drire) d'Ile-de-France, montre la diversité de ces sociétés mais aussi les difficultés de développement qu'elles rencontrent. Elles produisent des biens et des services «capables de mesurer, de prévenir, de limiter ou de corriger les impacts environnementaux» selon la définition consacrée par les services administratifs. Les éco-entreprises interviennent dans les processus liés à l'air, aux déchets, à l'eau, aux sites et sols pollués ou au bruit.

Au nombre minimum de 7.000, dont plus de la moitié sont des PME, ces entreprises se concentrent sur les services de gestion des pollutions, de l'ingéniérie, du conseil, de la fabrication de produits industriels ou de la protection des paysages. Hors distribution d'eau potable, elles totalisaient, en 2002, 150.000 emplois pour un chiffre d'affaires (CA) de 25 milliards d'euros, soit 1,2 % de la production nationale. Les éco-entreprises connaissent une progression constante depuis 10 ans supérieure à celle du produit intérieur brut (PIB). Les deux activités les plus importantes demeurent toutefois la gestion des déchets qui représentent environ deux tiers du CA (y compris la récupération) et la gestion des eaux usées pour un cinquième.

Ce secteur est plus innovant que la moyenne des autres domaines d'activités. «Il s'appuie sur les laboratoires de recherche publique qui comportent des thématiques environnementales ou qui sont spécialistes de la question, mais aussi sur des centres techniques et de transfert de technologies. Le secteur est porté d'autre part par la réglementation. Chaque année sortent une trentaine de directives européennes et quelques 130 textes réglementaires en France. Sans compter que le secteur est très dépendant des marchés publics», constate Ghislaine Morin de la Direction générale de l'industrie, des technologies de l'information et des postes (Digitip) du Minefi. Les exportations des éco-entreprises se portent bien, mais le marché est dominé par les groupes internationaux tels que Veolia Environnement, Suez ou Rhodia éco services. La France se place quatrième à l'international derrière les Etats-Unis, l'Allemagne et le Japon.

Cette étude est également l'occasion pour les pouvoirs publics de mener uen réflexion sur la dynamique des activités des éco-entreprises. «Nous réfléchissons à impulser des stratégies locales de développement de réseaux en associant les entreprises et les centres de recherches, à une meilleure prise en compte des aspects techniques dans les marchés publics ou encore à promouvoir l'offre française à l'international par la création d'un portail pour les décideurs étrangers», explique Ghislaine Morin. Des faiblesses ont été en outre soulignées même si elles ne sont pas spécifiques à l'environnement. L'étude a souligné un déficit de culture en propriété intellectuelle et un tissu PME-PMI peu  développé. Constat qui peut aussi s'expliquer par l'absence de maturité technologique.

A la suite de ce panorama, un tableau de bord des technologies de l'environnement a été dressé sur la base de plusieurs critères comme le domaine d'intervention (air, bruit, nouvelles énergies, etc.) ou le type de technologies qu'il s'agisse de matériaux ou de prestations intellectuelles. Ce tableau a permis d'apprécier l'évolution du nombre de demandes de brevets européens, qui est assez faible pour l'air, stable pour l'eau et les déchets et en progression pour le bruit et les énergies.




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