Une piste bactérienne contre les salmonelles

Le 07 mai 2014 par Romain Loury
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Un traitement bactérien efficace sur la tomate
Un traitement bactérien efficace sur la tomate
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Une équipe américaine a découvert une bactérie, Paenibacillus alvei, qui élimine les salmonelles des plants de tomates, et ce sans risque sanitaire avéré pour l’homme, lors de travaux publiés dans la revue Applied and Environmental Microbiology.

Plutôt réputées pour des infections alimentaires liées au poulet et aux œufs, les salmonelles sont aussi capables de coloniser des végétaux. Selon l’autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), les infections alimentaires dues à des végétaux connaissent même une forte hausse depuis quelques années (voir le JDSA).

Sans amoindrir la nécessité de bonnes pratiques d’hygiène tout au long de la chaîne de production, plusieurs moyens visant à lutter contre la présence de pathogènes sur les fruits et légumes sont en cours d’étude. Celle explorée par une équipe du Center for Food Safety and Applied Nutrition (CFSAN, College Park, Maryland), affilié à la Food and Drug Administration (FDA), ouvre une voie prometteuse.

Les chercheurs ont testé des centaines de bactéries présentes dans le sol en vue d’en trouver une qui serait efficace contre Salmonella enterica var. Newport, souche plusieurs fois impliquée dans des salmonelloses liées à des tomates.

Jusqu’à 90% d’efficacité

L’une de ces bactéries, Paenibacillus alvei, s’est avérée une très bonne candidate: capable d’éliminer la salmonelle in vitro et sur un plant de tomates (jusqu’à 90%), elle n’a aucun antécédent de toxicité pour l’homme. Une innocuité supposée dont il faudra s’assurer par des analyses plus poussées, reconnaissent les chercheurs.

Selon les résultats, P. alvei est aussi efficace qu’elle soit inoculée avant ou après la contamination par Salmonella; ce qui, selon les chercheurs, suggère un effet bactéricide plutôt qu’un simple mécanisme de compétition avec les salmonelles.

«Notre but est maintenant d’étendre cette approche microbienne au melon, aux légumes-feuilles et à d’autres cultures qui ont récemment été responsables d’épidémies de salmonelles ou d’Escherichia coli», commente l’un des co-auteurs de l’étude, Jie Zheng, dans un communiqué de l’American Society for Microbiology.

Autre piste à l’étude, les bactériophages, ces virus qui ne s’attaquent qu’aux bactéries. Lors d’une étude publiée en février, des chercheurs de la Purdue University (West Lafayette, Indiana) sont arrivés à réduire jusqu’à 99% la présence d’Escherichia coli sur des épinards et de la viande hachée de bœuf.



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