Une nouvelle ZAD contre un projet de Center Parcs dans l’Isère

Le 01 décembre 2014 par Stéphanie Senet
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Si le projet est réalisé, la forêt des Chambaran sera amputée de 100 hectares
Si le projet est réalisé, la forêt des Chambaran sera amputée de 100 hectares

Après le projet de barrage de Sivens (Tarn), le projet de Center Parcs de Roybon (Isère). Entre 600 et 1.000 opposants, dénonçant son inutilité autant que la destruction de plus de 100 hectares de zones humides, ont manifesté ce 30 novembre dans la forêt de Chambaran. Une «zone à défendre» a été créée.

 

Abandonnée depuis des années par l’Office national des forêts (ONF), la maison forestière de la Marquise s’offre une nouvelle jeunesse. Située à 5 kilomètres du village de Roybon, elle est désormais occupée par les Zadistes, déterminés à y rester «jusqu’à l’abandon définitif du projet de Center Parcs».

Ce projet doit accueillir, dans la forêt de Chambaran, au nord du plateau du Vercors, un millier de cottages, des restaurants et des commerces autour de l’Aquamundo, une bulle transparente maintenue à 29°C pour la piscine et le jacuzzi…

Les opposants au projet dénoncent un projet aussi pharaonique que destructeur. Sa construction sur 200 hectares génèrerait des dommages irrémédiables sur plus de 100 ha de zones humides, «soit 10 fois plus que le projet de barrage de Sivens», résument-ils.

De son côté, l’exploitant se justifie par la création de 697 emplois et d’importantes retombées fiscales pour les collectivités.

Alors que les travaux ont démarré le 20 octobre dernier, en même temps que les premières manifestations, un recours en référé a déjà été déposé devant le tribunal administratif de Grenoble par l’association Pour les Chambaran sans Center Parcs (PCSCP) pour que le défrichement soit suspendu. Ce recours doit être examiné le 12 décembre mais le déboisement avance vite. Selon PCSCP, la partie concernée de la forêt des Avenières est déjà détruite à moitié, soit 40 ha de forêt de zone humide sur 79 ha prévus.

Le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) avait rendu, le 11 mars dernier, un avis défavorable, à l’unanimité, quant à la demande de dérogation à la législation sur les espèces animales protégées. L’enquête publique s’était aussi conclue par un avis défavorable, au cours de l’été dernier, en raison de l’impact sur la zone humide.

Ce projet de Center Parcs bénéficiera-t-il de la réforme de la démocratie participative, annoncée le 26 novembre par le président Hollande à l’occasion de la Conférence environnementale? La question est posée.



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