Une nouvelle stratégie pour le solaire français

Le 06 septembre 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Ce n’est pas nouveau, la France a, depuis longtemps, raté le train de l’énergie solaire. Jadis en pointe sur la production d’électricité par exploitation de l’énergie solaire thermodynamique, l’Hexagone s’est désintéressé du sujet à la fin des années 1980. Jusqu’à ce que l’Europe et le Grenelle de l’environnement mettent en place les conditions nécessaires à l’explosion du marché photovoltaïque, notamment.

Las, le secteur électrique n’était pas prêt à faire face à pareil développement. Entre 2008 et 2009, EDF Obligation d’Achat a vu quadrupler le nombre de demande de contrats de la part des futurs producteurs d’électricité solaire. D’où la reculade du gouvernement qui, par deux fois cette année, a réduit les tarifs d’achat de l’électron photovoltaïque.

Pour réorienter la stratégie solaire française, les ministères en charge du Budget et de l’Ecologie ont commandé, fin mars, une étude à l’Inspection générale des Finances et au Conseil général de l’industrie, de l’énergie et des technologies. Mis en ligne lundi 6 septembre, l’indigeste rapport s’achève sur une dizaine de propositions. Il recommande notamment de concentrer l’effort de recherche national sur les technologies de deuxième et troisième génération plutôt que sur le silicium cristallin à homojonction « pour lequel les perspectives de développement industriel apparaissent limitées en France. » Rappelant que les institutions et entreprises travaillant sur ces sujets sont très éclatées, les rapporteurs proposent de « cartographier les compétences et moyens de R&D dans le secteur photovoltaïque au sens large, incluant les équipements industriels, les matériaux et les systèmes photovoltaïques, de manière à pouvoir afficher une programmation globale qui ne soit pas limitée aux cellules et aux modules. » Cette mission pourrait être confiée à la direction générale pour la recherche et l'innovation (DGRI) du ministère chargé de la Recherche. Les pouvoirs publics sont appelés aussi à tout faire pour renforcer les liens entre chercheurs et entrepreneurs, « notamment à travers les programmes d’OSEO. »

Voilà pour l’avenir. Pour le présent, la mission d’experts recommande de freiner le développement des technologies actuelles, trop coûteuses, en limitant « la prime d’intégration au bâti au seul segment des particuliers (toitures <9 kWc), où se situent les principales perspectives en termes de marché de niche. » De son côté, le gouvernement devrait mobiliser « les grands acteurs français de l’énergie (EDF, Total, GDF-Suez) ou des industries connexes au photovoltaïque (ST Microelectronics, Saint-Gobain) » pour « les inciter à investir dans le secteur du photovoltaïque. »



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