Une nouvelle étiquette énergie à partir de 2019

Le 06 juillet 2016 par Stéphanie Senet
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La lisibilité oui, mais pas tout de suite
La lisibilité oui, mais pas tout de suite

La réforme de l’étiquetage énergétique attendra. Les députés européens ont en effet acté, ce 6 juillet en séance plénière, le début de la révision pour 2019.

 

Largement critiquée pour son absence du produit, son manque de lisibilité ou encore ses informations mensongères, l’étiquette énergie ne fera pas peau neuve tout de suite.  Dans la lignée de la commission Industrie, le 14 juin, les eurodéputés ont décidé de reporter le début de son remaniement en 2019 pour les lave-vaisselle, lave-linge, réfrigérateurs, télévisions et luminaires et en 2023 pour les chauffe-eau et les chaudières.

La majorité des produits étant étiquetés « A » (A+, A++, ou A+++), le classement actuel a en effet perdu toute raison d’être. «Qui sait que les machines à laver A+ sont en fait les moins performantes du marché? Personne. Il était donc temps d’y remédier», résume l’eurodéputée écologiste Michèle Rivasi. Cette échelle laissera désormais place à un classement plus lisible de A à G. Les classes A et B devraient d’ailleurs être vides au début, selon les parlementaires. Les producteurs devront également ajouter la consommation d’énergie absolue du produit en kilowattheures. 

 

Une révision strictement limitée

 

Le lobbying des fabricants a laissé quelques traces puisque tout remaniement futur sera très limité. Il ne pourra pas intervenir avant 10 ans et ne pourra être déclenché que lorsque 25% des produits seront étiquetés A ou lorsque 50% des produits seront classés A ou B.

«Une coalition PPE[1]-ALDE[2]-ECR[3] a freiné des quatre fers, préférant privilégier les intérêts de l’industrie, qui devrait pourtant voir l’innovation comme un facteur de compétitivité et d’acquisition de nouvelles parts de marché. Il faut maintenant accélérer les négociations pour que la mise en œuvre de ce règlement ne soit pas retardée une fois de plus», estime Claude Turmes, porte-parole du groupe Les Verts ALE.

 

Des tests revus et corrigés

 

Le Parlement demande aussi à la Commission de publier des méthodes de mesure et de calcul transitoires afin de respecter au mieux les conditions réelles d’utilisation du produit.

Enfin, les eurodéputés recommandent de mettre en place une base de données des produits sur internet pour mieux informer les consommateurs.

Les produits de seconde main, tout comme les moyens de transports dont le moteur est fixe (ascenseurs, escaliers et tapis roulants) ne sont pas concernés par cet étiquetage.

Les négociations avec le Conseil des ministres vont démarrer au cours des prochaines semaines.

 

 



[1] Parti populaire européen

[2] Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe

[3] Conservateurs et réformistes européens

 



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