Une nouvelle commission internationale veille sur la haute mer

Le 11 février 2013 par Stéphanie Senet
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L'impact économique de la catastrophe environnementale sera plus important que la récente crise financière, prévient David Miliband
L'impact économique de la catastrophe environnementale sera plus important que la récente crise financière, prévient David Miliband

La haute mer a gagné une nouvelle commission internationale, chargée de sa protection dès demain 12 février. Elle sera présidée par l’ancien ministre britannique de l’environnement David Miliband, l’ancien président du Costa Rica Jose Maria Figueres (frère de la secrétaire de la convention de l’ONU sur les changements climatiques) et l’ancien ministre sud-africain des finances Trevor Manuel.

La Global Ocean Commission (commission mondiale des océans) réunit des responsables politiques (surtout des ministres des affaires étrangères et des finances) ainsi que des spécialistes du développement.

Sa mission première sera d’analyser, d’ici 2014, les principales menaces pesant sur la haute mer (1), qui représente près de la moitié de la surface de la Terre, nous apporte 50% de l’oxygène et absorbe 25% des émissions mondiales de CO2, sans relever d’aucun Etat. Elle devra préciser les pressions de la surpêche, du changement climatique, de l’acidification des océans, de la dégradation des habitats…

Elle devra aussi émettre des propositions pour protéger les océans des potentielles pressions à venir comme les forages miniers, de gaz, de pétrole, ou encore les expériences de géo-ingénierie. Fin 2012, un homme d’affaires américain a ainsi choisi comme terrain de jeu un territoire de 10.000 kilomètres carrés au large du Canada, pour expérimenter, en toute illégalité, la croissance artificielle du captage de CO2 par le plancton [JDLE].

Les premières recommandations de la commission sont attendues pour début 2014, avant le démarrage des discussions sur la biodiversité en haute mer par l’Assemblée générale des Nations unies.

«La convention Unclos des Nations unies sur le droit de la mer a représenté, en 1982, une grande avancée mais l’urgence est de définir un cadre pour la gouvernance ainsi que des objectifs précis pour l’océan mondial», a déclaré le travailliste David Miliband. «Une catastrophe environnementale ayant un impact économique plus important que la crise financière mondiale est en train de se produire en haute mer», a-t-il alerté.

La surpêche et la mauvaise gestion des océans coûte environ 50 milliards de dollars par an (37,4 Md€), selon la Banque mondiale, alors que trois quarts des stocks mondiaux de poissons sont soit en état de surpêche, soit à leur niveau maximal de capture.

«La haute mer est le dernier espace protégé de la planète alors qu’elle abrite certaines espèces exceptionnelles, comme la tortue luth, qui existe depuis 100 millions d’années mais dont la population s’est réduite de 95% au cours des 20 dernières années en raison des perturbations», a ajouté Callum Roberts, professeur de biologie marine à l’université de New York.

Cette nouvelle commission se réunira pour la première fois au Cap (Afrique du Sud) en mars prochain.

(1)La haute mer commence à partir de 200 miles nautiques des côtes (environ 370 kilomètres)

http://www.journaldelenvironnement.net/article/hyderabad-la-planete-a-eu-chaud,31248



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