Une nouvelle alliance climatique?

Le 02 juin 2017 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
L'alliance sino-euro-canadienne est en marche.
L'alliance sino-euro-canadienne est en marche.
DR

Le retrait des Etats-Unis de l’Accord de Paris accélère le rapprochement entre l’Union européenne et la Chine. Un train dans lequel le Canada souhaiterait bien embarquer.

Laurence Tubiana l’appelait de ses vœux. L’ancienne ambassadrice française pour le climat est peut-être en train d’être exaucée. Pointant le manque de leadership dans les négociations climatiques, quelques semaines après l’entrée en vigueur de l’Accord de Paris, la créatrice de l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri) estimait souhaitable la création d’une alliance entre l’Union européenne et la Chine. La sortie des Etats-Unis de l’accord conclu à l’issue de la COP 21 a, semble-t-il, accéléré l’histoire.

«Historique» et «irréversible»

Dès vendredi 2 juin, la Chine et l’Union européenne ont publié, chose rare, un communiqué commun appelant à un renforcement de la lutte contre le réchauffement climatique. Rappelant le caractère «historique» et «irréversible» de l’Accord de Paris, les deux parties confirment les engagements pris en 2015 (-40% d’émission entre 1990 et 2030 pour l’Europe et décarbonation progressive du système énergétique de la Chine).

Intensifier les échanges

Les deux premières puissances commerciales de la planète annoncent vouloir intensifier leurs échanges «politiques, techniques, économiques et scientifiques». Sans surprise, le domaine des énergies ‘propres’ est particulièrement visé. Un accord spécifique de coopération devrait d’ailleurs être conclu dès juillet prochain. Un renforcement du travail en commun dans le cadre de la régulation des émissions aériennes et maritimes est également prévu.

Millions Le milliardaire américain et ancien maire de New York Michael Bloomberg a promis d'apporter 15 millions de dollars (13,4 millions d'euros) pour soutenir les opérations du secrétariat de la convention Climat de l'ONU (CCNUCC), après l'annonce de Donald Trump de retirer les Etats-Unis de l'Accord de Paris sur le climat. Pour les années 2018-2019, le budget annuel de la CCNUCC est estimé à 26 M$ (23 M€).

Contrastant avec l’administration Trump, qui entend revoir tous les traités commerciaux, l’Europe et la Chine confirment leur choix d’intensifier les échanges dans un cadre multilatéral, «pour permettre le développement d’économies bas carbone».

Pierre angulaire

Chine et Union européenne annoncent vouloir prendre le leadership des négociations qui se tiendront lors de la COP 24. Un sommet climatique vital au cours duquel devront être adoptées les règles de fonctionnement de l’Accord de Paris. Dès 2020, elles publieront, toujours en commun, des stratégies à long terme de réduction des émissions de gaz à effet de serre. «La collaboration sur le changement climatique et les énergies propres deviendra la pierre angulaire de [nos] relations bilatérales.»

Ce rapprochement entre deux régions du monde qui abritent le quart des Terriens en intéresse plus d’un. A commencer par le Canada. Sous l’impulsion de son médiatique Premier ministre Justin Trudeau, ce pays entend constituer un puissant trio avec les Européens et les Chinois. Les premières discussions formelles ont été engagées en mai dernier. Elles se poursuivront cet été pour aboutir probablement en septembre, lors d’une réunion ministérielle.

 

 



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus