Une naissance prématurée sur 5 causée par les particules fines

Le 20 février 2017 par Marine Jobert
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Une naissance prématurée sur cinq serait causée par les particules fines.
Une naissance prématurée sur cinq serait causée par les particules fines.
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Une étude estime, pour la première fois, le nombre de naissances prématurées qui seraient imputables à l’exposition à des concentrations pourtant assez faibles aux particules fines 2,5.

18% des accouchements prématurés pourraient être liés à la pollution de l’air aux particules fines (PM2,5). C’est le calcul inédit réalisé par des chercheurs de l’Université de York (Grande-Bretagne), qui ont réalisé une méta-analyse de données datant de 2010, croisant pour chacun des 183 pays étudiés les concentrations en particules fines, les taux de naissances prématurées et le nombre de naissances viables.

14,9 millions de naissances

 L’étude, publiée dans la revue Environment International, conclut que sur les 14,9 millions de naissances avant terme (moins de 37 semaines de gestation), entre 2,7 et 3,4 d’entre elles trouveraient leur origine dans l’exposition maternelle aux particules fines. L’Asie du Sud-est, l’Afrique du Nord, le Moyen-Orient et l’Afrique de l’Ouest paient le plus lourd tribut concernant ces naissances prématurées, délétères tant pour la survie de l’enfant que pour son développement.

Les chercheurs n’ont pas retenu les atmosphères suffocantes qui étreignent régulièrement les grandes métropoles chinoises, indiennes ou africaines, avec des concentrations de particules fines à trois chiffres. L’étude a retenu deux valeurs: 10 microgrammes par mètre cube (μg/m3), valeur retenue par l’OMS, et 4,3 μg/m3 (soit la plus basse concentration observée parmi ces 183 pays).

Faibles doses

C’est pourtant avec les concentrations les plus basses que les effets sont les plus élevés. «Notre analyse souligne l’importance de prendre en considération la contribution [des PM 2,5] dans les effets in utero, qui conduisent à une mortalité postnatale et à une morbidité au cours de la vie accrues, concluent les chercheurs. Les efforts visant à réduire la fréquence des naissances avant terme doivent prendre en compte la réduction de l’exposition maternelle aux PM2,5, au même titre que la réduction d’autres facteurs de risques.»



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