Une meilleure digestion pour moins de méthane

Le 21 août 2006 par Agnès Ginestet
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En Océanie, les flatulences et les rots des vaches sont un sujet de préoccupation important. Cela a d'ailleurs été l'un des thèmes majeurs abordé lors de la Conférence internationale sur la biotechnologie agricole, qui s'est tenue du 6 au 9 août à Melbourne (Australie). Des scientifiques souhaitent en effet trouver un moyen de limiter ces émissions de méthane car vaches et moutons contribuent à environ 50% des émissions de gaz à effet de serre en Nouvelle-Zélande et 11% en Australie!

Dans le cadre de sa politique sur les changements climatiques, le gouvernement néo-zélandais avait même envisagé l'instauration d'une taxe sur le méthane surnommée «taxe sur les pets» (fart tax). Mais le projet a été abandonné en raison du mécontentement des agriculteurs.

Des recherches sont menées en Nouvelle-Zélande et Australie par des scientifiques qui estiment qu'une réduction des émissions de méthane va de pair avec une amélioration de la production de lait, elle-même liée au mode d'alimentation. Les chercheurs vont donc tenter d'augmenter l'efficacité de la transformation des aliments en considérant plusieurs facteurs comme les habitudes alimentaires des animaux, la biochimie liée à la production de lait ou encore le fonctionnement du système digestif de la vache. A terme, l'analyse des variations génétiques entre les vaches pourrait permettre de sélectionner les meilleures productrices de lait en fonction de leurs émissions de méthane.